Chroniques

Chronique de Pierre Harel

Agence QMI

Pendant ce temps-là les enfants

Pendant ce temps-là les enfants

Capture d'écran/YouTube

Tout d'abord une courte explication quant à la mise en ligne tardive de cette chronique. Des circonstances incontournables m'ont obligé à retarder l'envoi de ma 384e chez Canoe.ca. La voici donc avec toutes mes excuses.

Toujours est-il que plus ça va pire que c'est ! Les médecins vivent dans la honte et la crainte d'affirmer qu'ils en sont lorsqu'en dehors des hôpitaux et de leurs cliniques, du moins ceux qui ont du coeur, une conscience sociale, ou qui se souviennent d'avoir étudié les prémices de la Révolution française à l'école.

Le Parti Québécois s'enfonce inexorablement dans le marécage de la stupidité pour avoir jeté le bébé avec l'eau du bain en refusant de reconnaître, et de cultiver, l'importance de la Nation canadienne-française dans un processus gagnant d'accès à l'indépendance culturelle, économique, et politique de la Province de Québec et ce pour ne pas avoir à prononcer le mot « Canadien » de Canadien-français.

Non mais faut-t'y être cruche ! Le roi Louis XIV quand il parlait des colons de la Nouvelle-France les nommait « Canadiens », comme nos ancêtres s'étaient eux-mêmes nommés pour se différencier des Français de la mère patrie : du mot iroquois et wendat « kanata » dont voici l'étymologie chez Wiki.

Hors-donc! Pendant de ce temps-là des enfants, loin de toutes ces mornes considérations, travaillent en s'amusant à transgresser tabous et règles pour ne plus reconnaitre que modes et tendances, nuages changeant au gré des vents de la richesse chez les grandes, moyennes, et petites bourgeoisies. On a les loisirs qu'on peut, n'est-ce pas ? Mon adorable compagne, curieuse comme pas une, toujours à l'affût d'un sujet intéressant, m'a confié ce qu'elle avait déniché cette semaine avec la mention suivante.

« Tu n'aimeras peut-être pas, mais je pense que le garçon "tient" quelque chose. Très frais, nouveau, réinterprétation iconique pop. »

Voici la trouvaille. D'abord un article d'Émilie Côté dans La Presse, paru le 15 février dernier.

Voici maintenant ce qu'en disent les promoteurs de l'expérience gémellaire de ces deux enfants qu'une belle et touchante histoire d'amour a entrainé vers la réalisation d'un intéressant doublé culturel.

Poursuivons avec un article de Jacques Boivin paru chez « Écoute donc ça ».

Passons maintenant aux choses plus sérieuses et allons chez YouTube écouter et regarder ce que ces intentions socio-poétiques donnent lorsque finalement enregistrées et diffusées.

Voici « Recommencer ».

Et voici « Santa baby ».

Ma merveilleuse femme avait visé droit dans le mille lorsqu'elle avait écrit que je « n'aimerais peut-être pas ». En fait, je n'aime pas pantoute mais je reconnais que ces petits, surtout lui, ont un sens très opportuniste de l'à-propos marketing en utilisant tout ce qui grouille et grenouille ces temps-ci, depuis toujours en fait, mais surtout ces temps-ci, au fond de l'âme humaine. Je reconnais certaines qualités musicales à ce que compose « le petit », Hubert Lenoir, de son nom véritable Hubert Chiasson, mais pas plus que ça. En fait, pas beaucoup plus que ce que pouvait faire « The Seasons », le groupe musical d'où origine Lenoir, dont on n'a jamais entendu de pièces aux heures de grande écoute des radios commerciales. Il me semble assez évident qu'une sexualité transgenre, plus que l'originalité et l'intensité musicale, soit le moteur de cet album intitulé « Darlène », dont le titre, en plus d'être celui du roman de Noémie D. Leclerc, est un nom d'emprunt de l'auteur-compositeur Hubert Chiasson-Lenoir. Hubert est devenu Darlène. Faut pas être la tête à Papineau pour comprendre ça et tenter de s'en faire une opinion qui, en ce qui me concerne, n'est pas entièrement négative. Il y a certainement un public pour ce genre, et même un public qui s'élargit d'années en années à la mesure du développent évolutif des moeurs québécoises. Je lui souhaite donc beaucoup de courage, de la persévérance, une bonne pointe de tarte à la chance, et surtout, de ne pas quitter sa blonde.

Quant à « la petite », Noémie D. Leclerc, c'est une toute autre histoire. Cette fille est géniale ! Pas empruntée pour deux sous ! Une artiste au sens pur du terme ! Je veux absolument lire son roman dont je perçois déjà la très grande valeur littéraire et artistique. Quelle soit amoureuse d'Hubert Lenoir-Chiasson est un immense bienfait pour lui. Je le crois car je dois avouer une certaine parenté entre cette belle histoire d'amour et celle que je vis avec mon éternelle compagne puisque nous avons aussi des projets de doublés poétiques dont l'un, « Désir et Désirée » pourrait voir le jour en 2018-19. Comme chez les deux « petits », c'est ma femme qui est la valeur sûre de notre couple.

Bonne semaine.



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