Chroniques

Chronique de Pierre Harel

Agence QMI

Le pied de cochon et sa tête

Le pied de cochon et sa tête

Le chef Martin PicardPhoto courtoisie

Aujourd'hui, jour de tempête à Québec Cité. Bourrasque violentes soulevant de longs voiles diaphanes de neiges fines tournoyant autour de l'Enfant-Jésus, futur immense hôpital dédié à tout l'Est et le Nord du Québec, pannes de courant, montagnes blanches érigées sur le pourtour des stationnements, grondements des machines à ramasser, pousser, tasser, souffler, embarquer de longues congères de neige beige dans les énormes boites des camions dix-roues affectés au déneigement. Enfin, magnifique nuit de lumières striant des nuages de poudrerie, clignotements lumineux de jaunes et de rouges sur les gémissements stridents de l'acier raclant l'asphalte et le ciment.

Entrons donc nous réchauffer un brin pour lire un article remarquable tiré du site d'Élise Tastet, « TASTET », connu de ma femme qui m'a suggéré cette chronique. Élise est la fille du critique de restaurant Jean-Philippe Tastet au journal Le Devoir depuis 25 ans. Vous y découvrirez les simples secrets de la réussite du réputé chef Martin Picard et de son entreprise de créations et d'exploitations culinaires « LE PIED DE COCHON ».

L'idée de ma compagne derrière le relais de cet article est que le chef Martin Picard, reconnaissant, citant les noms des gens qui l'ont aidé, formé, remonté, investisseurs, amis, confrères sans lesquels il ne serait pas devenu ce qu'il est, pourrait servir d'exemple à de nombreux artistes du showbizz n'ayant pas la généreuse honnêteté de l'artiste culinaire Picard.

Voici maintenant, en guise de pause musicale, l'une de mes chansons intitulée « TRUCKER », tirée de l'album « TENDRE RAVAGEUR » paru en 1988 chez Mammouth Records, et racontant les déboires d'un camionneur et de sa livraison de porcs au marché de l'amour. 

J'ai vu le chef Martin Picard pour la première fois au contenu de l'émission de Télé-Québec « Un chef à la cabane », en 2012 je crois, alors que mon fils Lou et moi venions de déménager à Québec Cité. Ça tout de suite été une révélation et je suis devenu un fidèle auditeur de cette extraordinaire émission de télévision qui innovait dans presque tout et proposait du foie gras alors que les cardiologues et autres nutritionnistes le honnissaient en bannissant le gras de leurs assiettes. Aujourd'hui la tendance a basculé et c'est le sucre qui est devenu l'ennemi mortel des vaisseaux sanguins. Laura Secord traine de la patte et ça gloutonne au Pied de cochon. Alors viva el signor porco !

D'autre part si ma femme et moi ne mangeons pas de foie gras malgré ses qualités gustatives, ce n'est pas à cause d'une surcharge potentielle de cholestérol mais uniquement à cause du gavage des oies domestiques qui est une torture épouvantable, et que nous croyons que la souffrance infligée sciemment et volontairement à un animal, comme à un humain, est un acte de cruauté auquel nous ne voulons absolument pas participer.

Cependant si Martin Picard ferme les yeux sur le gavage des oies, il fait montre d'une réelle affection pour ses cochons qu'il traite aux petits oignons et pour lesquels il a des attentions presque affectueuses même si finalement il les transforme en charcuteries et en cochonnailles faisant les délices de la clientèle de ses cuisines, à la ville comme à la campagne. Martin Picard est un grand chef et l'avenir le prouvera.

Bonne semaine.



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