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Chronique de Pierre Harel

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Her Rock'n Majesty Little Richard

Her Rock'n Majesty Little Richard

Little RichardAFP

Une amie de profonde intelligence, enchâssée d'une saisissante beauté, ayant le beau mérite de m'aimer tel que je suis tout en ayant le fantastique projet de m'aimer tel que je deviendrai sous sa gouverne, m'a envoyé récemment un courriel contenant le lien d'un article, paru en application de « La Presse mobile », concernant le rock'n'roll racinaire de Richard Wayne Penniman, alias « Little Richard ». Né le 5 décembre 1932 à Macon en Georgie, RWP aura donc 85 ans le 5 décembre prochain et cette chronique vous instruira sur l'importance de l'influence que Little Richard a eue sur de nombreux musiciens à l'international mais surtout sur la façon de chanter de Gerry Boulet, et de Pierre Harel, co-fondateurs du groupe de rock québécois « Offenbach ».

Voici d'abord l'article source émanant de l'Agence-France Presse.

D'entrée de jeu, voici une vidéo captée lors des célébrations du 50è anniversaire de naissance de Muhammad Ali auxquelles participait son ami Little Richard. Voici donc « Good Golly Miss Molly ».

Encore une vidéo illustrant la flamboyance vestimentaire et vocale de LR. Voici son immense tube « Long Tall Sally ».

Voilà maintenant quelques lignes, inspirées de Wikipédia, concernant un survol de la carrière de cet incroyable pop rockeur

Avec Chuck Berry, Fats Domino, et Bo Diddley, Little Richard est l'un des premiers musiciens noirs de rock'n'roll à connaître les faveurs du public blanc. Personnalité rebelle, Little Richard marque son époque par ses chansons qu'il scande en hurlant et ses tenues vestimentaires flamboyantes, autant de caractéristiques qui ont contribué à définir le ton et l'image du rock'n'roll des années subséquentes. LR a, en effet, considérablement influencé les musiciens de la génération suivante : les Beatles, les Rolling Stones, Elton Jones, David Bowie, ainsi que le chanteur et musicien Prince.

Little Richard est le compositeur et l'interprète de quelques-uns des plus grands classiques du rock'n'roll dont Long Tall Sally, Good Golly Miss Molly, Rip It Up, Lucille, et Tutti Frutti reprise par Elvis Presley et par Johnny Halliday en France. En 2008, le magazine Rolling Stone l'a classé 12e plus grand chanteur de tous les temps. Enfin, il fut intronisé au Rock'n'roll Hall Of Fame dès sa création, en 1986.

On écoute maintenant « Tutti Frutti », prétendument dédiée au sexe anal par je ne sais trop qui, bien qu'à écouter le sens des paroles il s'agit certainement d'une relation homme-femme, quoique LR se soit déjà annoncé comme étant « gay » par le passé.

L'influence de Little Richard sur Offenbach

Quand je suis arrivé en 1971 au tout début de l'Offenbach Soap Opera qui remplaçait l'Offenbach Pop Opera de 1970, je me suis tout d'abord empressé, avec le support de Michel Willie Lamothe, de faire tomber le « Soap », afin de ne garder qu'Offenbach comme nom de notre groupe de musiciens. Je venais tout juste alors de connaitre la chanson « Leila » d'Éric Clapton qui m'avait totalement envouté par sa façon de chanter l'amour d'une manière tellement différente de ce qu'on pouvait entendre partout à l'époque, sauf évidemment en ce qui concernait Joe Cocker. La deuxième étape de mon remaniement fut d'écrire quelques titres en langue dialectale québécoise dont « Déhors Stone », « Jeannine », « Hilton Jaune », « Musica », « Câline de Blues », « Faut que j'me pousse », et « Les mots d'amour ».

La magnifique « Leila », chanté au bout du souffle, à la limite du registre vocal, presque vociférée, arrachée à la gorge, ne cachait plus l'émotion brute en se foutant complètement de l'élégance, du bien paraître, et faisait toute la place à l'expression rugueuse d'émotions malheureuses ou douloureuses en amour, mais aussi, comme chez Cocker, à l'expression intense d'un grand amour profondément intriqué à la moelle des os. Ce « criage » de la fin des années soixante, tout début 70, trouve son origine, même lointaine, dans la façon de chanter de Little Richard qui demeurait quand même celle d'un gentil sauvage.

Ma chanson « Les mots d'amour » a donc été la première tentative d'Offenbach de mettre l'emphase sur l'expression émotionnelle brute, et par la suite, avec la géniale complicité de Gérald Gerry Boulet, chanteur principal d'Offenbach, nous avons vociféré à qui mieux mieux, tellement que ça en devenait absurde, et que c'est dans cette absurdité enragée que nous trouvions un plaisir tout à fait surréaliste. Malheureusement, je n'ai pu trouver nulle part une vidéo de cette chanson pourtant présente sur le premier album d'Offenbach paru en 1972 et intitulé « Soap Opera ». En voici cependant le texte : Les mots d'amour me déchirent, me déchirent, les mots d'amour me déchirent la gueule.

En guise de conclusion, je vous offre une interview de Little Richard par les Osmond, Donny & Mary Osmond, alors qu'il livre des détails de sa vie qui ne manqueront pas certainement pas de vous toucher profondément en autant que vous soyez en mesure de comprendre la langue anglaise, ici compliquée d'un accent particulier au sud des USA. 

Bonne semaine.



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