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Chronique de Pierre Harel

Agence QMI

Le nouveau Pascal Allard

Le nouveau Pascal Allard

Renée Martel et Pascal AllardPhoto Facebook/Pascal Allard

En tout cas je ne connaissais absolument pas Pascal Allard. Encore moins que Bernard Adamus dont j'avais quelques fois entendu le nom à la radio. Pascal Allard ?

Je n'en avais jamais entendu parler ni d'Ève ni d'Adam et c'est tout à fait par hasard que, même si le hasard n'existe pas et cherchant des nouveautés québécoises 2017 sur YouTube, je sois tombé sur lui et sa nouveauté 2016 intitulée : « Je voulais marier Renée Martel ». Je n'ai pu résister à l'immense curiosité d'entendre ce « coming out » amoureux d'un artiste québécois envers une artiste québécoise au vu et au su de tout le monde. Je m'attendais donc à une quelconque niaiserie de mauvais goût comme on peut en voir assez fréquemment sur YouTube, et c'est avec une belle surprise que j'ai écouté la chanson de Pascal Allard rendre un hommage sincère et bien senti à la plus que belle Renée Martel. Les garçons de ma génération, j'ai 73 ans, ont tous plus ou moins été secrètement amoureux de cette chanteuse populaire, idole de plusieurs générations de Québécoises et de Québécois.

Cherchant sur internet de quoi me mettre sous la dent concernant cet étrange hurluberlu au regard fiévreux je n'avais alors rien trouvé d'autre que le site de sa page personnelle.

Il n'apparait pas sur Wikipédia, du moins pas encore, mais il est fort heureusement sur YouTube où j'ai pu trouver le vidéoclip bizarre d'une prestation farfelue intitulée, « Je donne mon vote » :

Le voici maintenant dans l'interprétation d'une chanson de Bruce Springsteen intitulée « Atlantic City » que je croyais devoir être la fin de mes recherches et découvertes musicales concernant ce Pascal Allard de Drummondville puisque je ne voyais plus rien d'autre :

Mais quelle surprise ! Quelle étonnante surprise ! Au moment où je m'y attendais le moins, en fermant YouTube, j'arrive inopinément chez Walmart à la page de mise en vente du nouvel album de Pascal Allard intitulé « Je voulais marier René Martel » ! Ah bin ! Me dis-je, moi qui croyais que c'était là le titre d'un simple alors que c'est l'éponyme d'un album de douze titres que voici, écoutables chez Apple Music, et achetables sur iTunes.

J'ai cru remarquer, quant à l'inspiration générale de la plupart de ses chansons, un certain cousinage drummondvillois entre Pascal Allard et le groupe à succès Kaïn, ce qui n'est pas une critique mais plutôt la reconnaissance d'une culture régionale particulière au Centre-du-Québec reconnu depuis belle lurette comme l'un des principaux foyers québécois de musique populaire et country. Comme Kaïn, Pascal Allard ne cache pas ses origines mais amène le genre vers le folk-rock pour Kaïn, et vers le pop-rock british des années soixante pour Allard. Ce qui a intrigué ma superbe compagne suédoise qui a aussitôt fait le lien entre cette petite touche britannique, du début des années soixante quant au chanté d'Allard, et l'immense succès d'époque de la chanson « Liverpool » de René Martel. Comme quoi malgré leur différence d'âge ces deux-là étaient nés pour chanter la même chanson. Le temps, pourtant si cruel et implacable, ne se prosterne-t-il pas devant le Grand Amour ?

Bonne semaine.



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