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Chronique de Pierre Harel

Pierre Harel - Collaboration spéciale
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Chronique de Pierre Harel - Musika

Pierre Harel - Collaboration spéciale

Dernière mise à jour: 18-07-2011 | 12h01

Musika! C'est le titre de l'une de mes chansons qui ont servi à faire entendre raison à Gérald Boulet, mon ami «Gerry».

Il y en a eu d'autres qui ont aussi provoqué l'éveil de «Géraldo»! Il y a eu: Déhors stone, Jeannine, Décolle Nicole et Hilton Jaune.

C'est que voyez-vous, lors de mon irruption dans une formation qui venait de changer de nom depuis quelques jours à peine, j'avais, dès les premiers instants, indubitablement senti qu'Offenbach pouvait être le char d'assaut de la poésie rock québécoise, et lui faire une place sur la scène internationale.

Irrémédiablement senti aussi que les anciens Gants Blancs, Bucket of Blues, Granpa, devenus Offenbach sous l'influence de Michel «Willie» Lamothe, pouvaient être le véhicule idéal quant à l'interprétation et au rendu de la trame sonore de Bulldozer.

Là, faut savoir deux choses. La première est qu'avant moi, Willie avait commencé à «déquétainiser» Gerry et son frère Denis (le Vieux) qui étaient des buveurs de bière, en essayant de les initier à la marie-jeanne et au haschich. Willie arrivait d'un groupe extrêmement délinquant qui se nommait les Pénitents. Les gars se promenaient dans un corbillard et se faisaient régulièrement expulser et bannir des villes et villages qui les recevaient dans leur Hôtel Central.

Les Rolling Stones étaient du menu fretin comparés aux Pénitents du Québec. La deuxième chose à savoir, est que mon film Bulldozer est devenu le deuxième film rock au monde. Le premier étant 200 Motels de Frank Zappa. Cette classification se fait sur la quantité de minutes de musique rock originale dans le total de la bande sonore d'un film.

Ces quatre chansons énumérées plus haut, qui sont à l'origine de la transition «Offenbachienne» de l'original à la reprise et de l'anglais au français, n'ont jamais été enregistrées. Par contre, à l'époque, j'avais quand même écrit quelques chansons originales en langue anglaise dont l'une de celles qui ont été enregistrées sur le premier album d'Offenbach: Soap Opéra. Il s'agit de No Money No Candy qui demeure, encore aujourd'hui, d'une actualité très présente si l'on peut dire, compte-tenu de l'état de nos finances, Willie, Johnny et moi.

C'est une chanson à la mode de Bachman Turner Overdrive avec l'utilisation appuyée de la cloche à vache. Je demeure persuadé que cette chanson aurait pu faire un «hit» aux États-Unis dans le temps et qu'elle le pourrait encore aujourd'hui. En voici le texte afin que vous jugiez de ma qualité d'auteur polyglotte et que vous soyez assurés que si je m'acharne à écrire en québécois et en français c'est pas parce que je pourrais pas chercher fortune ailleurs:

If you ain't got no money
Can't get no candy no Ho!
If you ain't got no money
Can't get no candy no Ho!

A few friends no true love any
Lonely days are many
A few friends no true love any
Lonely days are many
Those i loved so mutch
They turned out on me
Weary nights they break me

If you ain't got no money
Can't get no candy no Ho!
If you ain't got no money
Can't get no candy no Ho!
No money no candy (ad lib)

Pour ceux et celle qui voudraient entendre la chanson telle qu'enregistrée en 1972, elle se trouve sur l'album Soap Opéra que Progresson a déjà numérisé et mis en DC. Allez donc chez Archambault pour écouter....



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