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Chronique de Pierre Harel - Kodiak

CHRONIQUE DE PIERRE HAREL

Kodiak

Canoe.ca
02-01-2013 | 08h19

«Mais où sont les hivers d'antan! On n'a plus les hivers qu'on avait! Quand j'étais jeune les bancs de neige étaient énormes! Autrefois, la neige passait par-dessus les voitures!» Et patati et patata, et fligne-flouqne les dentiers!

Les p'tits vieux ont le bec cloué c't'année! Nous v'l'à t'y pas r'venus au Temps d'une paix et aux Belles histoires des pays d'en haut! Québec Cité a perdu contre Montréal City qui a reçu beaucoup plus de neige et battu des records! Cependant moins qu'à Uashat (Sept-Îles) et qu'à Port-Menier (Anticosti) où le bonhomme hiver en a mis plein la charrue...

Toujours est-il qu'hier soir, vers 21 h 30 hres, alors que je revenais de chez ma belle-fille Noémie Lafrenière à Beauport, j'entendis à RadioX, 100,9 FM, le début d'une chanson québécoise qui me fit raidir le poil des oreilles. J'étais avec Mme Natasha Lampron, la maman de Noémie, et nous roulions sur le boulevard Sainte-Anne en direction de Limoilou, notre chez-nous à Québec Cité.

Pour une fois, Natasha partageait tout à fait mon engouement et mon excitation. L'orchestration et le traitement du mixage, surprenants et magnifiques. Les effets de console, efficaces au soutien des paroles qui me semblaient l'expression simple et claire des états d'âme d'un jeune homme en pleine prise de conscience du plus grand danger menaçant la jeunesse: la suffisante arrogance conférée par l'incertitude floue d'une mort très lointaine.

Une chanson accrocheuse

Bon! Encore un petit chef-d'oeuvre anonyme de la chanson québécoise qui va si mal apparemment! Aucune mention de l'artiste ni du titre de la chanson, à l'entrée pas plus qu'à la sortie. Comme je le disais déjà, ce n'est pas la chanson québécoise francophone qui va mal! Depuis notre arrivée à Limoilou, j'en ai plein les oreilles, de l'excellente chanson québécophone! Et tout à fait au goût du jour en plus! Très «radio friendly», comme nos maquignons culturels se plaisent à nommer une «toune» accrocheuse qui plaira à l'écoute radiophonique.

Les auteurs, compositeurs et interprètes sont là et travaillent fort et bien! Mais qui n'est pas là? Qui ne fait pas ce qu'il faudrait pour que les artistes arrivent à rejoindre le peuple? Qui se lave les mains de toute responsabilité après avoir accordé prix et bourses, après avoir encouragé la production de bonnes chansons? Qui ne lève pas le fouet face aux vendeurs du Temple? Les postes de radio qui n'identifient pas clairement ce qu'ils font jouer? Bien sûr! Mais oui! Bien sûr!

Nommez les artistes!

Mais les radios n'ont pas de vocation d'aide et d'encouragement à la diffusion culturelle spécifique aux oeuvres québécoises. Sauf peut-être le fameux 100,9 FM, à qui il ne manquerait qu'un petit effort d'identification pour aider tout le monde! Artistes et auditeurs! Pas compliqué! On fait un show-bénéfice et on finance l'affaire. Les Sinners de François Guy et de Paul Daraîche chantaient: «Le Québec saura faire s'il ne se laisse pas faire».

À la maison, en fouillant sur internet, j'ai fini par trouver le titre et les auteurs de cette chanson magistrale d'un artiste inconnu, tout en constatant que je n'étais pas le seul à chercher. Kodiak! Le groupe Kodiak, gagnant au Festival de la chanson de Granby en 2002! Leur dernier album s'intitule L'échine en quatre et la pièce qui m'a étonné, La gachette.

Pour entendre les chansons, voici le site de Kodiak: www.kodiakmusique.com.

Bonne et heureuse année 2013 et surveillez l'arrivée des Q-BOYS à la fonte des neiges...

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