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Chronique de Pierre Harel - Shy'm

CHRONIQUE DE PIERRE HAREL

Shy'm

Canoe.ca
31-10-2012 | 11h51

Mercredi soir dernier, exactement le 24 octobre, mon ami Daniel Le Saulnier, coordonateur des régions à Télé-Québec, m'a invité à sortir de mon antre pour aller faire un tour au Sacrilège, un bistrot sympathique de la vieille ville où se tient la diffusion d'une émission de radio branchée. Daniel est l'un des rares amis fidèles qui me demeurent. À l'époque, lui et son comparse Jacques Augustin ont produit et réalisé plusieurs longs métrages documentaires dont Deux pouces en haut d'la carte et Le temps de la Manic, en plus d'être les maîtres d'oeuvre d'un très beau moyens métrages, Habitant Glorieux, portant sur moi-même alors que je vivais en ermite au fond du rang «Ti-Gar» à l'Annonciation. C'est là que Gérald Boulet, «Gerry», venait souvent me visiter avec son fils Justin, et que fut conçu mon premier fils, Tshiuetin (Vent-du-Nord).

Alors que nous venions à peine d'entrer dans l'estaminet, des habitués viennent me voir, surpris et heureux de ma présence dans la belle ville de Québec. Surpris, l'étais-je moi-même, de constater à quel point, malgré mon peu d'occupations médiatiques depuis quelques années, à quel point, dis-je, les Québécois de partout au Québec, se souviennent solidement de Pierre Harel. Une bière, deux bières, trois bières et voilà que je me retrouve sur une très jolie terrasse extérieure à l'arrière de l'établissement. Le temps est doux et une vingtaine de clients y placotent en fumant des cigarettes, alors qu'une centaine d'autres sont à l'intérieur et suivent le déroulement du show radio. Le journaliste François Tremblay de CKRL s'approche de moi et me dit: «Monsieur Harel! Il paraît que vous êtes déménagé à Québec? Très heureux de votre présence! Venez, je vais vous présenter à l'un de vos admirateurs. Un grand sourire de catégorie "quatre bières" m'illumine la face alors que je le suis à travers la petite foule: "Lâche-moué el' meussieur mon nom c'est Harel!"»

Yann Perreau! Me voilà devant Yann Perreau qui me serre la main, visiblement très content de me voir. Je lui demande candidement s'il a lu ma chronique parue l'après-midi même chez Canoe. Il me répond, surpris, qu'il ne savait pas que je tenais une chronique et qu'il ne manquerait plus de la fréquenter, mais que non, il n'avait pas lu ma chronique. «Elle parlait de quoi?», me dit-il. «De toi», lui dis-je! Et nous avons causé. Très beau grand bonhomme, svelte, de beaux yeux mais manque un tantinet de chien! Ça viendra! Il est encore jeune. J'avoue y être allé fort quant à ma critique de À genoux dans le désir. Péloquin m'est toujours tombé sur la rate. Les musiques, les mélodies et les arrangements de  Perreau sont très heureusement géniaux. Je le lui ai dit.

Alors que vient faire Shy'm avec Perreau et Harel? Remarquez que ça ferait un super pâté chinois. Bon! J'étais dans le Wind Star 2003 et j'allais chercher Lou à Cardi (Cardinal-Roy). V'l'à-t'y pas que j'entends ce chef-d'oeuvre néolithique à la radio de Québec Cité! Magnifique d'intelligente décadence! Superbe de justesse! Enivrante de lascive intégrité: On se fout de nous. Réconciliations encourageantes entre l'action et l'émotion, entre l'intelligence et la raison. On se fout de tout nous. Écoutez-moi ça. C'est dans la maison de Beau comme on s'aime de Perreau... héhé!

«Et passent, passent, passent, passent, passent, passent les jours,

Et rien, non rien, rien ne change sur le parcours,

Ce sont les mêmes pages qui défilent,

Les mêmes vers qu'on récite,

Le même vieux film que depuis cent fois on rembobine,

Et on s'accroche et on s'acharne, et on s'abime et on se gâche, on s'épuise et on s'entame, on s'enlise et on s'éloigne,

Et on s'accroche et on s'acharne, on se brise et on s'attarde, ne soyez pas si cons.

 

Puisqu'on se fout de nous,

Puisqu'on se fout de tout, de nous,

Puisqu'on n'a plus rien à se dire à part : «Bonjour, bonsoir, chéri».

Puisqu'on se fout de nous,

Puisqu'on se fout de tout, de nous,

Puisqu'on a plus rien à se dire à part : «Salut, ça va, chéri?».

Puisqu'on se fout de tout.

Puisqu'on se fout de nous.

 

Et passent, passent, passent, passent, passent, passent les jours,

Comme un lointain souvenir, la dernière fois qu'on s'est fait la cour,

On ne s'épuise même plus à chercher les réponses,

On ne sait même plus quelle est la question,

Faudrait fouiller dans les décombres.

 

Soyons excessivement libres, intensément fous,

Oui, excessivement libres, intensément fous.

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