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L'écrivain Réjean Ducharme est décédé

L’écrivain québécois Réjean Ducharme, auteur mythique du roman «L’avalée des avalés», qui a toujours refusé d’apparaître dans les médias, est décédé lundi à Montréal à 77 ans, a annoncé mardi à Paris son éditeur, les Éditions Gallimard.

«La parution de «L’avalée des avalés» en octobre 1966, a fait l’effet d’une bombe, au Québec et plus encore à Paris», rappelle Gallimard dans un communiqué.

«Un jeune Québécois qui n’a jamais rien publié, inconnu de tous, entre dans la prestigieuse collection "Blanche” et est aussitôt en lice pour le prix Goncourt !».

Son refus de tout contact avec le monde extérieur déclenche «une saga unique dans l’histoire littéraire du Québec qui voit certains critiques jusqu’à dénier à l’auteur la paternité de son oeuvre», souligne Gallimard.

Outre «L’avalée des avalés», Réjean Ducharme est l’auteur de nombreux romans, dont «Le nez qui voque» (Gallimard, 1967), «L’Océantume» (Gallimard, 1968), «»La fille de Christophe Colomb» (Gallimard, 1969), «L’hiver de force» (Gallimard, 1973), «Dévadé» (Gallimard, 1990), «Va savoir» (Gallimard, 1994), et «Gros Mots» (Gallimard, 1999).

Parolier, Ducharme a aussi signé les chansons «J’veux d’l’amour», «Le Violent seul (S’chut tanné)» et «Mon pays c'est pas un pays c'est une job» pour Robert Charlebois, de même que «Déménager ou rester là» pour la chanteuse Pauline Julien.

Au théâtre, il a écrit «Le Cid maghané» (1968), «Ines Pérée et Inat Tendu» (1976) et «Ha ha!» (1978). 

Au grand écran, Charlotte Laurier, Marie Tifo, Germain Houde, Louise Marleau et Gilbert Sicotte donnent vie aux personnages de son scénario, «Les bons débarras», film qui a pris l'affiche en 1980.

Né en 1941 à Saint-Félix-de-Valois, Réjean Ducharme a passé sa jeunesse près du fleuve Saint-Laurent, à Saint-Ignace-de-Loyola.

Il s’est engagé un certain temps dans l’aviation canadienne et a voyagé en auto-stop à travers le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Sous le nom de Roch Plante, il a réalisé, entre 1985 et 1993, des tableaux-collages constitués d’objets recueillis au cours de ses marches dans les rues de Montréal.

À l'abri des caméras

Refusant toute demande d’entrevue, Réjean Ducharme n’apparaît que sur de très rares photos rendues publiques.

L’an dernier, à pareille date, le ministre de la Culture et des Communications du Québec, Luc Fortin, avait désigné le 16 novembre 1966 événement historique, puisqu’il s'agit du jour de la parution de «L’avalée des avalées», il y a plus de 50 ans.

L’œuvre lui a même valu à Ducharme une nomination pour le prix Goncourt, en France.

Prix du Gouverneur général du Canada (1973, 1982, 1994), premier lauréat du prix Gilles-Corbeil (1990), Grand Prix national des lettres de France (1999), Réjean Ducharme est fait officier de l’Ordre national du Québec en 2000.

- Avec l'Agence QMI et l'AFP

 


Son oeuvre:

-Le nez qui voque (Gallimard 1967),

-L'Océantume (Gallimard 1968),

-La fille de Christophe Colomb (Gallimard 1969),

-L'hiver de force (Gallimard 1973),

-Dévadé (Gallimard 1990),

-Va savoir (Gallimard 1994),

-Gros Mots (Gallimard 1999)

Au théâtre:

-Le Cid maghané (1968, inédit),

-Le marquis qui perdit (1969, inédit),

-Ines Pérée et Inat Tendu (Leméac, 1976)

-Ha ha!... (Gallimard 1978).

 

 



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