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50 nuances de Grey - Un livre érotique qui suscite la curiosité
Photo AFP
E.L. James, auteure de la trilogie Cinquante nuances

50 NUANCES DE GREY

Un livre érotique qui suscite la curiosité

Andrée-Anne Fréchette
05-11-2012 | 14h35

VICTORIAVILLE – Les Victoriavilloises sont-elles coquines? Le succès mondial de la trilogie Cinquante nuances de l’auteure E.L. James commence à se faire sentir dans les Bois-Francs.

Bien en vue près des caisses enregistreuses à l’épicerie, comme dans toute bonne librairie, le premier tome, Cinquante nuances de Grey, est très accessible.

L’Écho de Victoriaville a tenté d’en savoir un peu plus sur l’accueil réservé à ce livre à teneur érotique qui fait jaser partout dans le monde.

Ce sont près de 50 millions d'exemplaires de ce roman qui se sont vendus à travers la planète. Il est officiellement le roman le plus couru de 2012.

Qualifié de «porno pour les mamans», le premier livre est effectivement le chouchou de la clientèle féminine. Voilà pourquoi il trône en deuxième position du palmarès Renaud Bray, de celui des Librairies indépendantes du Québec et en première position chez Archambault.

Au Renaud Bray de Victoriaville, impossible de savoir combien de copies du livre ont été vendues, ni d’obtenir les commentaires d’un libraire. Roxanne Lalonde, directrice des communications du réseau Renaud Bray, confirme que le livre est un phénomène avec «plus de 4000 copies vendues en quatre semaines», pour ce qui est de la version française du premier tome et «10 000 de l’ensemble de la trilogie, dans sa version originale, depuis quatre mois».

Ce sera un des gros vendeurs du réseau jusqu’à Noël, prévoit-elle. Or, on est «loin du phénomène Harry Potter et Millénium».

Aussi, elle avoue que ce sont principalement des femmes qui se procurent le livre, mais «les hommes sont très contents d’y jeter un coup d’œil». Le roman n’est pas classé érotique, mais bien roman pour adulte, car c’est «quand même grand public», selon Mme Lalonde.

Chez Buropro, les employés semblaient bien connaître le livre à succès et étaient plus disposés à partager leurs connaissances, d’autant plus «qu’il faut que les lectrices soient averties», a dit Gilaine Lavoie, libraire. Devant le nombre de copies vendues, le phénomène ne se serait pas encore rendu à Victo. Sur le nombre total d’exemplaires reçus du premier tome, Cinquante nuances de Grey, environ le quart a trouvé preneuses. Dans les succursales Buropro de Drummondville et de Beloeil, le succès serait plus prononcé. À savoir si le livre comble un besoin, Mme Lavoie croit plutôt qu’il répond «plus à une curiosité qu’à un besoin».

Commentaires

La critique du roman de James est très mitigée. D’un côté, on parle d’une trame narrative mince qui emprunte la même recette que les indémodables romans Harlequin, mais avec l’éducation sexuelle en sus.

De l’autre, l’œuvre recèlerait un argument philosophique emprunté à la pensée d’Hegel, plus particulièrement sa dynamique du maître et de l’esclave, et serait même un livre politique. Quoi qu’il en soit, le roman ne laisse aucun de ses lecteurs – et surtout ses lectrices — indifférents.

L’histoire est celle d’Anastasia, une jeune vierge de 21 ans qui rencontre le beau et richissime Grey, qui aura tôt fait de la soumettre à ses fantasmes. Au sujet du livre, la libraire raconte: «Les 187 premières pages, il y a une mise en situation très intéressante, due à l’approche du personnage et à la complicité qui s’installe. Elle va vers lui par curiosité. Ensuite, ça devient très cru».

Selon Gilaine Lavoie, c’est l’âge du personnage qui dérange: «Une femme plus mature peut accepter ces choses, elle est plus consciente». Elle ajoute toutefois que plusieurs libraires plus jeunes ont beaucoup aimé le livre et que les différentes perceptions sont peut-être liées à la question du groupe d’âge.

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