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Ouvrage controversé - Noir Canada toujours publié, mais sur le web
© Courtoisie
L'ouvrage Noir Canada : pillage, corruption et criminalité en Afrique

OUVRAGE CONTROVERSÉ

Noir Canada toujours publié, mais sur le web

19-10-2011 | 15h25

MONTRÉAL – Il a fallu moins de 24 heures pour que l’ouvrage Noir Canada : pillage, corruption et criminalité en Afrique renaisse sur le web, après avoir été banni du monde du papier.

Mercredi, un membre d’un groupe appelé «Rézo» a fait circuler un courriel contenant une copie électronique de l’ouvrage, ainsi qu’une adresse web où il est possible de le télécharger. Il suffit de taper les mots clés «Noir Canada» sur le site internet « www.congoforum.be » pour y accéder.

Mardi, les Éditions Écosociété et les auteurs de Noir Canada, Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher, avaient annoncé la conclusion d’une entente hors cour avec la compagnie minière Barrick Gold.

Selon cet accord, les Éditions Écosociété cessent la publication de Noir Canada et s’engagent à verser à la compagnie Barrick Gold une somme qui n’a pas été précisée.

Une partie du livre était mise en cause par la compagnie. «Les auteurs reconnaissent qu'ils n'ont pas de preuve d'implication de Barrick en Tanzanie en 1996 et que Barrick et d'autres parties contestent les allégations entourant les événements à la concession de Bulyanhulu en 1996», avait indiqué la minière, mardi, dans un communiqué.

De plus, Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher ont admis, de leur côté, que Barrick leur avait présenté des documents indiquant qu’elle n’avait pas non plus été impliquée dans les conflits au Congo. Ils ont aussi reconnu aussi qu'ils n'avaient «aucune preuve à l'effet contraire».

Écosociété, les trois auteurs et Barrick Gold avaient en quelque sorte fait la paix. «Barrick, les auteurs et Écosociété conviennent que l'action instituée par Barrick et l'écriture et la publication du livre Noir Canada par les auteurs et Écosociété ont été entreprises de bonne foi et avec la conviction qu'elles étaient légitimes», ajoutait le communiqué.

La résurrection de l’ouvrage sur internet, qui semble être le résultat d’une initiative isolée, laisse croire que la controverse est là pour durer.

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