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Oksa Pollock - Un conte de fées pour auteures
© Photo Courtoisie
Les auteures Anne Plichota et Cendrine Wolf.
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OKSA POLLOCK

Un conte de fées pour auteures

24-07-2010 | 04h00

Comme aucun éditeur n’a voulu de leur tout premier tome, Anne Plichota et Cendrine Wolf ont choisi de créer leur propre maison uniquement pour éditer Oksa. Peu à peu, leurs histoires ont créé un véritable buzz et le bouche à oreille des jeunes lecteurs a fait leur succès.

«Au bout de deux ans et demi, on s’est retrouvé avec 800 gamins sur notre forum Internet. Ils voulaient qu’on aille à Paris pour faire une séance de dédicace, mais pour nous, c’était impossible. Faire un salon quand on est autoéditées, c’est très, très cher. On leur a expliqué et les gamins ont eu peur qu’on arrête d’écrire», explique Cendrine.

En colère contre le monde des livres, les lecteurs d’Oksa ont écrit une lettre qui a été publiée dans Le Nouvel Observateur.

«Dans l’heure qui suivait, il y a eu un buzz de dingues, je ne sais pas combien de connexions... Dans les deux-trois jours on a eu un appel de Caroline Lépée de chez XO Éditions. On lui a envoyé les trois premiers tomes. Elle les a lus et elle les a aimés.»

Quelques jours plus tard, un contrat d’édition les attendait à Paris et elles signaient pour 50000 exemplaires. En ce moment, le tome 1, L’inespérée, et le tome 2, La forêt des égarés, sont disponibles au Québec.

AUTRE DIMENSION

«On a eu l’impression de passer dans une autre dimension», commente Anne. Un coup de baguette magique et on passe chez un éditeur qui n’est pas comme les autres. On ne pouvait pas rêver mieux. Lui, son but, c’est de faire de la littérature plaisir. C’est pas de faire des choses impérissables, des chefs-d’oeuvre qui vont durer des siècles. Il préfère le plaisir de la lecture d’une façon très simple et c’est tout à son honneur.»

À LIRE ÉGALEMENT
«Moi, j’aime bien cette idée qu’il y a de tout pour tous, partout. Des choses trop intellectuelles, on ne les fera jamais lire à la majorité des gens. Pourtant, ils ont besoin d’histoires d’amour, besoin de rêver. Si les éditeurs ne leur proposent pas des choses qui leur permettent un peu de légèreté, un peu de répit, un peu d’émotion, c’est trop dommage.»

Anne et Cendrine souhaitent simplement donner du plaisir aux gamins et en avoir aussi (beaucoup) quand elles écrivent. «Le but, c’est de rêver un peu, de pleurer parce qu’on a des émotions... C’est pas compliqué et on n’a pas d’autres ambitions que ça. Si on s’aperçoit que notre livre touche les lecteurs, c’est pari gagné!»

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