LE CHEF LANCE SON LIVRE PARCE QU’ON A TOUS DE LA VISITERicardo et l’art de recevoirVanessa Guimond 28-10-2008 | 19h21
«Ah non, ils couchent ici!», «On dirait qu’ils vont rester à souper», «Les Français débarquent!», «Chérie j’ai invité le boss à souper», «Les gars ne lisent pas les recettes» et «Ils sont toujours en retard», autant de thèmes ou chapitres qui proposent avec humour, chacun à leur façon, des recettes toutes plus originales les unes que les autres. «Nous avions besoin d’une idée qui allait vraiment nous allumer et qui allait nous amener vers quelque chose de différent, a confié Ricardo en faisant référence au thème abordé dans son livre. Nous avons eu tellement d’idées que nous ne savions plus lesquelles utiliser. Honnêtement, nous aurions pu en mettre le double. Si nous le voulions, nous pourrions faire un deuxième tome de Parce qu’on a tous de la visite...» La recette du succèsAprès avoir publié Ma cuisine week-end, en 2004, Week-End Cooking, en 2005, ainsi que La chimie des desserts, avec sa collègue Christina Blais en 2007, Ricardo reste tout de même très modeste par rapport au succès de son entreprise qui comprend aussi un magazine et deux émissions de télé. «Je me suis toujours dit que si j’avais à travailler dans le monde des médias, je devais me faire un devoir de rendre les gens heureux autour de moi. C’est devenu mon leitmotiv, a-t-il affirmé. Je crois qu’on est toujours bon par la somme de ce qui nous entoure. J’ai une équipe formidable et nous sommes très serrés, même si nous sommes aujourd’hui une cinquantaine chez Ricardo Média. Je les ai choisis un par un, inspiré autant pour leur personnalité que leur CV.» Maintenant qu’il a conquis le cœur des Québécois, mais aussi celui des Canadiens anglophones grâce à la version anglaise du magazine Ricardo, ainsi qu’à l’émission Ricardo and Friends diffusée sur les ondes de Food Network, rien ne semble pouvoir arrêter le chef qui se dit comblé par la vie. «Je suis heureux. Même si mon équipe et moi avions envie d’aller plus loin, en France ou en Angleterre par exemple, il demeure que ce que je fais ici, au Québec et au Canada, c’est déjà beaucoup pour moi. Mon premier pays, c’est le Québec. Mes enfants vont grandir ici, leurs racines sont ici, a déclaré Ricardo avec conviction. Je suis littéralement comblé aujourd’hui et le plus difficile, je crois, c’est de le rester. Je veux continuer d’avoir du plaisir. Je ne suis pas une vedette. Je fais la cuisine le matin depuis dix ans. Je suis le gars de la porte d’à côté. Qu’est-ce que je pourrais demander de plus?» |