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Terreur à Tracadie - Le préféré de Kathy Reichs
© Photo le Journal — Jean-Luc Barmaverain

TERREUR À TRACADIE

Le préféré de Kathy Reichs

Par Bruno Lapointe
26-10-2008 | 08h04
Avec son dixième roman, Kathy Reichs creuse encore, histoire de trouver des récits et des personnages qui sauront captiver ses lecteurs. Avec Terreur à Tracadie, la romancière déterre à la fois le passé de sa célèbre héroïne Temperance Brennan et celui du Nouveau-Brunswick.

Native de Chicago, Kathy Reichs continue de partager son temps et ses énergies entre la Caroline du Nord et le Québec. Chaque année, fidèle au rendez-vous, elle offre à ses lecteurs un nouveau récit policier, mettant toujours en vedette sa célèbre héroïne, Temperance Brennan.

Cette fois-ci, c’est au Nouveau-Brunswick, plus précisément à Tracadie, que son récit puise ses racines. Temperance, dite Tempe, plonge dans son propre passé et tente d’élucider le mystère entourant la mort de son amie d’enfance, une jeune Acadienne prénommée… Évangéline.

Ce prénom, on le sait, est emblématique dans la culture acadienne. La chanson qui porte ce titre nous le rappelle chaque fois qu’elle surgit sur les ondes radiophoniques. Pour l’auteure, tout de même, cet air n’a rien de familier. C’est le poème de Henry Wadsworth Longfellow en plus de certains cas sur lesquels Kathy Reichs a travaillé à titre d’anthropologue judiciaire dans le passé qui ont initié le processus créatif.


SANS DÉTOUR NI CENSURE
C’est ainsi que l’auteure puise dans des thématiques épineuses, notamment la pornographie infantile, afin d’alimenter son nouveau récit. Pas histoire, tout de même, de se censurer ou d’aborder le sujet de manière édulcorée ou avec censure.

«Il fallait que ce soit réaliste, de manière que les gens voient à quel point c’est un problème d’envergure, à quel point c’est odieux», tranche l’auteure, rencontrée plus tôt cette semaine à Montréal. Avec Kathy Reichs, pas question de prendre de détours ou de marcher sur la pointe des pieds. C’est le cas dans son écriture, certes, mais également dans son attitude. Franche et directe, elle répond sans aucune hésitation ni censure.


MAXIMISER SON TEMPS ET SES ÉNERGIES
Et elle ne fait pas qu’écrire des romans; Kathy Reichs travaille encore sur quelques cas à titre d’anthropologue judiciaire au Québec et aux États-Unis, en plus de participer à la création de la télésérie américaine Bones, diffusée ici sur les ondes de Séries +.

C’est avec «beaucoup, beaucoup de discipline» que l’auteure admet être capable de maintenir ce rythme d’un nouveau roman publié chaque année en maximisant son temps et ses énergies.

«Mes fans les attendent à tout coup; certains me demandent même d’essayer d’écrire plus vite! Mais je ne suis pas prête à compromettre la qualité de mes livres pour gagner un mois ou deux»,cconfie Kathy Reichs.

Et ce n’est pas sur le point de se calmer; bien que Terreur à Tracadie soit son dixième roman en français, le onzième de sa carrière, Devil Bones est déjà disponible en anglais. Aujourd’hui, Kathy Reichs planche désormais sur son douzième opus, 206 Bones.

Deux autres livres verront le jour d’ici quelque temps, puisque l’auteure est sous contrat pour pondre un total de 14 récits en autant d’années. Pour ce qui est de la suite, rien n’est encore précis; les personnages de la télésérie Bones pourraient bien faire le saut vers le grand écran, mais pas avant que la série soit retirée des ondes.

Lorgnant le cinéma, c’est d’ailleurs Terreur à Tracadie que Kathy Reichs verrait le plus faire le saut des pages vers l’écran.

«Je le vois déjà en images. En plus, c’est mon préféré de tous mes livres. Alors pourquoi pas commencer par lui?» conclut-elle.

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