FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POÉSIE DE TROIS-RIVIÈRESCes mots qui rapprochent les peuplesPar Claudia Larochelle 05-10-2008 | 12h00
Parlez-en au président et fondateur du Festival, Gaston Bellemare, qui chaque année ouvre grand ses bras à ces poètes étrangers qui traversent le ciel des heures durant pour venir livrer aux Québécois un peu de leur culture, un peu de leur âme aussi.
Qu’ils viennent d’Australie, de Belgique, du Bénin, du Cameroun, de Chine, d’Espagne, de France, d’Haïti, d’Irlande, de Martinique, du Mexique, de Norvège, de Nouvelle-Calédonie, du Pérou, de Roumanie, de Russie, du Sénégal, de Slovénie, de Suisse, d’Uruguay, de Colombie-Britannique, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick et d’ici bien sûr, il prend chaque fois le même plaisir à les retrouver, à vanter leurs talents à ceux qui entrent dans son coin de paradis trifluvien.
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Le Camerounais Fernando D’Alameida fait partie de ces poètes qui viennent non seulement pour nous faire découvrir leurs créations, mais beaucoup aussi parce qu’ils connaissent notre poésie québécoise. Considéré comme le poète le plus important de son pays et l’un des meilleurs de l’Afrique noire francophone, à l’Université de Douala où il enseigne les littératures française, belge et québécoise, celui de qui Léopold Sédar Senghor disait que sa poésie était de «belle eau», monsieur D’Alameida, parle aussi beaucoup du poète Gaston Miron dont il connaît l’œuvre sur le bout de ses doigts, allant jusqu’à publier un recueil rendant hommage au célèbre Québécois. «Cet homme aime notre poésie, nos mots qui parlent d’espace et de désir de liberté, si bien qu’il s’en est fait une spécialité, qu’il parle beaucoup de nous au Cameroun», affirme Gaston Bellemare. LA BELLE RUSSIE En Russie aussi notre langue et nos accents résonnent, comme en témoigne la revue de littérature étrangère russe Inostramnaya Literatura, qui a consacré un de ses numéros au 400e anniversaire de la ville de Québec. Le poète russe Mikhail Yasnov s’est affairé durant plusieurs mois à traduire plusieurs de nos plus célèbres poèmes québécois. Celui qui est aussi traducteur et auteur pour enfant sera de passage au Festival pour lire en français et en russe quelques-uns de ses textes. Pour le président du Festival, pas de doute qu’il existe des similarités entre la poésie russe et la nôtre. «Je parlerais d’une parenté forte dans les émotions, les lieux, la géographie, le climat et la lumière. Nous ne sommes pas si loin de ce qui s’écrit là-bas.» D’ailleurs, c’est souvent la surprise durant le Festival. Plusieurs s’émeuvent en constatant les ressemblances entre ce qui s’écrit ici et à l’autre bout du monde.
QUELQUES INCONTOURNABLES DE L’ÉDITION 2008 DU FESTIVAL
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