FESTIVAL INTERNATIONAL DE LITTÉRATURESymphonie de motsPar Jean-Louis Fortin 24-08-2008 | 04h00
«Le festival, c’est comme un gros terrain de jeu pour tout le monde de la littérature. C’est, en tout cas, une semaine où je nourris beaucoup mon inspiration», commente Chrystine Brouillet, porte parole de l’événement pour la cinquième année consécutive.
Créé en 1994 par l’Union des écrivaines et des écrivains québécois, le Festival international de littérature en sera cette année à sa quatorzième année d’existence, et la quarantaine de manifestations organisée prendra place, entre autres, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, au Lion d’Or, au Goethe-Institut et à la Grande Bibliothèque.
Parmi les événements à surveiller, un spectacle dédié à l’écrivain suisse Robert Walser avec les comédiens Renaud Lacelle-Bourdon, Pier Paquette et le musicien Christophe Papadimitriou, dont un délicieux extrait a été présenté aux membres de la presse cette semaine.
Cette année, l’organisation du festival table aussi sur des hommages à des grands de la littérature, soit Simone de Beauvoir, Yves Thériault et Aimé Césaire, décédé le 17 avril dernier.
En clôture, le public pourra revoir Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent, une idée originale de Loui Mauffette, de retour cette année avec une vingtaine de comédiens sur scène, dont Éveline Gélinas, Pascale Montpetit et Laurence Leboeuf. Le Festival international de littérature, du 19 au 27 septembre. Renseignements au www.festival-fil.qc.ca
Chrystine Brouillet et le mélange des genresAvec 32 livres à son actif, l’auteure Chrystine Brouillet est l’une des plus lues au Québec. Pourtant, elle avoue avoir un fréquent besoin d’inspiration et se dit toujours surprise des adaptations qui sont faites de ses romans. Les aventures de Maud Graham, qui auront en 2009 leur neuvième tome, ont propulsé Chrystine Brouillet au rang maître québécois du polar. Le troisième volume de la série, Le Collectionneur, a même fait l’objet d’un film de Jean Beaudin en 2002.
Assise à une table au Cabaret du Lion d’Or, l’auteure nous parle de l’éventualité d’une autre adaptation de son œuvre policière, télévisuelle cette fois. Un projet «en pourparlers», selon la principale intéressée, mais qui ne serait en rien surprenant vu le style très cinématographique des Maud Graham, en particulier du dernier épisode, Silence de mort, paru en juin dernier.
«Le plus intéressant dans une adaptation de mon travail, poursuit-elle, c’est la couleur, l’émotion qui peut être très différente de ce que j’avais imaginé au départ. L’appropriation d’un comédien, très personnelle, ajoute assurément une nouvelle touche, que je découvre avec plaisir chaque fois», poursuit Chrystine Brouillet.
«Pour moi, mélanger la littérature à d’autres genres la rend vivante. Interpréter un texte sur une scène ou au cinéma, l’accompagner de musique ou d’arts visuels, c’est ce qui explique l’engouement qu’on remarque pour la littérature aujourd’hui», observe-t-elle.
«J’ai écrit beaucoup cet été pour le prochain Maud Graham, qui sortira en juin 2009. Mais à l’automne, je compte m’accorder une pause, m’inspirer d’un événement comme le Festival de littérature. C’est comme un cours pour moi. Nous, les écrivains, on est un peu comme des éponges, on apprend beaucoup de ce que font nos collègues», avoue-t-elle.
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