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Historien - Jean Provencher veut développer la culture maritime des Québécois
© Olivier Artis/Canoë
«Renforçons notre culture maritime» lance Jean Provencher au Québécois.

HISTORIEN

Jean Provencher veut développer la culture maritime des Québécois

Olivier Artis
10-08-2008 | 18h24
L’historien amoureux fou de Québec et plus précisément du Vieux-Québec, Jean Provencher, aimerait que les Québécois développent leur culture maritime. C’est la confidence qu’il nous a faite lors de notre rencontre, ce midi, à Espace 400e, où il présentait son livre L’Histoire du Vieux-Québec à travers son patrimoine.

«Nous n’avons pas de culture maritime au Québec. Quand les 48 bateaux de la Traversée de l’amitié sont arrivés, le 24 juin dernier, de La Rochelle, les autorités du Vieux-Port les ont dispersés un peu partout: ici, à la marina de Québec ou encore à celle de Sillery! En France, on les met tous ensemble, car ils fraternisent entre eux. Nous n’avons pas cette solidarité des gens de mer! À Montréal, ce sont des gamins qui attachent les navires et c’est mal fait… On voit bien que quelque chose n’a pas été transmis», déplore-t-il.

Découverte

M. Provencher espère que le 400e de Québec sensibilisera davantage la population au Saint-Laurent, grâce notamment à Espace 400e qui se situe dans le Vieux-Port. Sur sa lancée, l’homme qui connaît la ville comme personne révèle un lieu inexploré, mais qui gagne à être connu dans le Vieux-Québec, un certain numéro 103 de la rue Sainte-Anne.

«La première fois que je m’y suis aventuré, j’ai franchi la porte cochère en me demandant si un chien allait m’accueillir pour me morde, mais non! C’est plutôt une grande cour intérieure qui m’a accueilli avec 16 logements autour. Waouh! Qu’est-ce que c’est? Au XIXe siècle, c’était la grande manufacture de carrosses de la famille Hough. Elle avait une écurie, étant responsable de la poste royale entre Québec et Montréal. Et dans le quartier, les corps de métiers reliés à cette fabrication s’y étaient installés, toute une économie. Ça, c’est nouveau, aucun guide touristique ne connaît cet endroit!», lance-t-il.

Livre

Pas étonnant alors que ce puits de savoir, auteur de nombreux ouvrages, essayiste et chroniqueur à la radio et à la télévision a écrit sur la face moins connue de son coin de pays. Dans L’Histoire du Vieux-Québec à travers son patrimoine, il raconte l'histoire du Vieux-Québec de manière à mieux comprendre les ressources patrimoniales de cet arrondissement. Ce fut pour lui l’occasion, nous a-t-il confié, d’en apprendre plus sur son amoureuse et sur ce qui gravitait autour d’elle. Par exemple, les Amérindiens de Québec n’avaient pas de caries dentaires, contrairement à ceux de la métropole qui consommaient du maïs.

«Ici, ils mangeaient de la viande ou du poisson, d’où leur dentition presque parfaite. C’est ça qui m’intéresse, entrer dans les maisons pour voir comment les gens vivaient», poursuit l’historien, en soulignant que l’histoire du Vieux-Québec et beaucoup plus riche que celle du Vieux-Montréal.

L’Histoire du Vieux-Québec à travers son patrimoine publié aux Publications du Québec et de la Commission de la capitale nationale du Québec. Il est disponible en librairie à 39,95$.

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