QUÉBEC«C'est comme recevoir les Jeux olympiques»Josée-Ann Moisan Le Journal de Montréal 10-08-2008 | 09h53
La ville de Québec accueille dès aujourd'hui la 74e conférence de l'IFLA, mieux connue sous le nom de Congrès mondial des bibliothèques et de l'information. L'événement offrira à près de 4 000 professionnels des quatre coins de la planète de discuter des enjeux du monde du livre à travers divers ateliers et conférences. L'idée de recevoir le congrès émane de l'Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED), qui en avait fait la demande à la IFLA (International Federation of Library Associations), il y a trois ans. "C'est comme recevoir les Jeux olympiques, dit le président de l'ASTED et directeur de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale, Philippe Sauvageau. Un comité est venu à Québec et on l'a emporté dans le der nier droit, devant Rome." Congrès d'envergure Selon lui, recevoir cette 74e conférence entraînera d'importantes retombées économiques, se chiffrant dans les millions, pour Québec. "Des hôtels de Québec sont réservés depuis deux ans", dit le directeur de l'ASTED. La tenue de l'événement est très importante aux yeux des quelque 4 000 membres du personnel des bibliothèques qui participeront aux activités des dimanches. "Ce sont des gens d'une centaine de pays qui échangent, s'informent et apprennent des autres, dit Philippe Sauvageau. C'est une chance extraordinaire pour eux de côtoyer des gens qui veulent faire avancer leur métier. Pour le personnel québécois qui n'a pas eu la chance de partir à l'international pour assister aux conférences, c'est une opportunité extraordinaire." Les ateliers et les conférences offerts aux congressistes varient de la numérisation à la gestion d'une bibliothèque numérique. Les participants auront aussi la chance de participer à la soirée culturelle du dimanche 10 août, et d'apprécier le talent d'artistes de chez nous, dont les noms n'ont pas encore été dévoilés. Toujours important Bien qu'une partie de la population - principalement étudiante - semble avoir délaissé les outils de recherche offerts en bibliothèque en faveur de l'Internet, le président de l'ASTED est convaincu que les bibliothèques, et surtout leur personnel, ont toujours leur place à notre époque. Selon lui, un outil comme Internet, bien que formidable dans certains cas, n'est pas comparable au savoir d'un ou d'une bibliothécaire. "Si l'on a une recherche pointue à faire, on peut se buter à des informations limitées ou des accès restreints, dit Philippe Sauvageau. Dans les bibliothèques, il y a du personnel habitué à chercher et qui possède les bons outils. Aucune technologie ne peut remplacer leur savoir et leur aide." |