400EMarie Laberge crie son amour de QuébecOlivier Artis 27-06-2008 | 18h55
«Petite, je lisais des romans dont les histoires se déroulaient en France, en Belgique ou ailleurs, mais pas à Québec. Alors, quand je me suis mise à écrire, j’ai intégré qu’il fallait parler d’ailleurs», commence Marie Laberge, devant près de 150 personnes. C’est ce qu’elle a fait, en écrivant son premier livre à 11 ans, dans un vieux cahier, avec un crayon à papier. Elle l’a rédigé en cachette, alors qu’elle rêvait de devenir danseuse de ballet et non auteure. Dans sa carrière, elle n’a jamais narré quelque chose de vécu, mais partage ses émotions qui, elles, sont vraies. «Quand j’ai commencé à parler de Québec, c’était de l’université: mes pas résonnaient dans l’entrée, alors qu’enfant, j’allais chercher mon père qui y travaillait», dit-elle, en faisant référence à son roman Gabrielle. Amour Au cours de la conférence, c’est presque une ode à l’amour que Mme Laberge a prononcé. «Québec est une ville très puissante. Le premier garçon qu’on veut embrasser, on l’emmène sur les plaines d’Abraham. Les élans d’amour, la première illumination, c’est sur les Plaines. C’est une belle ville pour être amoureux comme Paris ou Venise. On ne peut dissocier tout cela de nos sens, moi, j’écris avec le sous-sol émotif», fait-elle savoir. La Vieille-Capitale s’est emparée de la tête et du cœur de Marie Laberge, à moins que ça ne soit le contraire. Elle y a vécu une partie de son enfance, son adolescence et ses 20 ans. Elle parle librement, et avec fierté, de cet amour, mais ne tente pas de le raconter dans ses œuvres. «Certaines de mes pièces de théâtre se déroulent à Québec, mais c’est difficile pour le spectateur de le deviner. Des fois, Québec s’impose (dans mes œuvres), mais il ne fait pas l’imposer, autrement ça devient faut. C’est comme un personnage qui s’impose. S’il grandit seul, là, il devient fort», lâche-t-elle. Vieux-Montréal, non merci Cette montréalaise d’adoption n’y va pas par quatre chemin lorsqu’on lui demande de quel côté penche la balance: la capitale ou la métropole? «Le Vieux-Montréal, je n’y vais jamais! La première fois que je m’y suis rendue, j’ai demandé où c’était, mais j’y étais déjà! J’ai dit: c’est ça?! On est sur une île, mais on ne sent pas la présence du fleuve. À Québec, il s’impose», termine-t-elle. D’autres conférences se tiennent tout l’été à La grande place d’Espace 400e. La programmation est disponible sur www.monquebec2008.com. |