PHOTORAMA D’AMOURCes enfants que nous aimons tantPar Marie-France-Lou Lemay 20-05-2008 | 11h33
«Ça faisait longtemps que ça trottait dans ma tête et je voulais faire quelque chose de différent en offrant aux gens des photos d’artistes qu’ils connaissent, mais en les photographiant sans fla-fla, dans leur famille. J’ai voulu coller à ça une cause que j’aimais particulièrement.» La photographe a choisi l’œuvre du Dr Julien, qu’elle connaît depuis une dizaine d’années. La philosophie du Dr Julien est de créer autour des enfants un environnement qui les protège, qui assure leur santé et leur sécurité.
«Notre base de travail est le droit de l’enfant,
le droit à la protection, à la proximité,
à l’identité, explique le Dr Julien. On fait de
la pédiatrie sociale en communauté. La
vraie pédiatrie, c’est d’être près des gens.»
Pour le convaincre d’embarquer dans son aventure, Pasquale Charland lui a assuré qu’elle s’occupait de tout. Elle a bûché sur le projet durant un an et demi. Avec l’aide des bénévoles et les dons privés, ils ont réussi à amasser assez de commandites pour que 90% du coût du livre soit remis à la fondation. Pasquale Charland a ensuite réussi à convaincre 21 artistes, dont Michel Rivard, Denys Arcand et Fanny Malette, de se faire photographier dans leur quotidien en compagnie de leurs enfants.
«Lors de la séance de photos, je leur
disais: Vivez, faite juste vivre, dit-elle. Les
gens étaient très gentils avec moi même
si, en quelque sorte, je suis une étrangère
pour eux. Le livre est un hommage à la
famille, aux valeurs rattachées à la famille
et à l’amour des enfants.»
«C’était une de mes conditions, indique le Dr Julien. J’ai dit oui, on va montrer des artistes parce que ce sont des gens connus, mais je veux que mes familles soient là aussi. Tous les enfants sont magnifiques, ils n’ont simplement pas tous des chances égales. Il faut en prendre soin parce qu’ils peuvent se détériorer vite.»
Le résultat donne un magnifique livre
avec des photographies en noir et blanc.
«Ç’a été un grand projet riche en expérience
humaine; maintenant que c’est fini,
je veux que le monde voie le livre et que
les gens sachent ce que le Dr Julien fait»,
conclut Pasquale Charland.
Les deux artistes connaissaient l’œuvre du docteur et ne pouvaient pas refuser une telle offre. «Quand on m’a contacté, j’ai trouvé que c’était un projet signifiant et qui s’inscrivait dans la démarche de l’œuvre d’aide du Dr Julien. La famille est un lieu fondateur», explique Christian Bégin, photographié avec son fils, Théophile, 15 ans.
Le comédien est porte-parole de la
guignolée du docteur Julien depuis
trois ans. Il l’a rencontré la première
fois lorsqu’il animait un gala et que
le Dr Julien y avait remporté le prix
de la catégorie humanité.
«C’est la première fois qu’on exposait mon fils et, dans ce cadrelà, ça se justifiait, je le trouve beau!» Pour Patrice L’Ecuyer aussi il s’agissait d’une première. Le célèbre animateur n’avait jamais présenté le visage de ses enfants au public. «C’est la première fois que je fais prendre mes enfants en photo dans les médias. C’était inconcevable de dire non au Dr Julien!» dit-il en riant. Surtout qu’il avait déjà comparé le docteur à Jésus sur les ondes de son émission de radio à Rythme FM. «Le lendemain, il m’a appelé et m’a dit si c’est ce que tu penses, j’ai besoin de toi pour le livre. Je n’ai jamais eu envie de dire non, c’est tellement exceptionnel, ce qu’il fait! Les gens sont surpris que j’aie laissé photographier mes enfants, mais quand j’explique que c’est pour le Dr Julien, personne ne pose de question.»
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