FESTIVAL DES ÉCRITS DE L’OMBREUn large bassin d’écrivainsHubert Lapointe 18-05-2008 | 19h56
L’activité se déroulait cette fin de semaine, un peu partout dans le village tricentenaire de Saint-Antoine-de-Tilly. Sur place, il était possible de s’apercevoir de tout le talent caché des auteurs québécois. En effet, des romans classiques jusqu’aux scénarios de films en passant par la poésie, les auteurs passionnés de différents styles et de tous les âges provenaient de douze régions du Québec. «On veut créer quelque chose de spécial pour les oubliés de l’écriture», a prononcé Michelle Sarrazin, présidente-directrice générale du festival. 5000 livres édités Pour sa part, l’écrivain et porte-parole de l’événement, Paul Ohl, a des idées de grandeur. «Ce festival devient une référence, voir un passage obligé dans les événements festifs du Québec», souligne-t-il. Témoignant de la grande diversité des écrits circulants dans les rues animées du village, M. Ohl est d’avis que l’événement prend son envol grâce à son originalité. «On fait la lumière sur la création de gens qui travaillent dur sans être publiés», explique-t-il. À ce sujet, le porte-parole sait pertinemment que les 70 auteurs participants ne représentent même pas 10% des personnes qui auraient pu se présenter. Dans le même ordre d’idées, Mme Sarrazin a souligné que 5000 livres sont édités à chaque année alors que 50 000 sont écrits. «C’est une perte culturelle désastreuse, dit-elle, on croît souvent que les gens n’écrivent plus mais ce n’est pas vrai!» À la fin du Festival, chaque auteur aura la chance de laisser un exemplaire de son œuvre à la bibliothèque La Corne de brume. Elle joindra ainsi le fond des écrits de l’ombre, une collection unique au monde où elle demeurera à tout jamais. «Si on trouvait une bibliothèque dans laquelle dorment des récits d’esclaves de l’ancien empire romain, ça serait fantastique!», a affirmé Michelle Sarrazin, pour illustrer la valeur potentielle de la collection des écrits de l’ombre. Notamment, l’écrivain Guy Voyer, membre du collectif Écrivains francophones d’Amériques, était présent pour présenter ses trois premières œuvres : L’incursion, La Révolte et L’Ultime Frontière, des romans d’aventure et de science-fiction. «J’aime l’aspect «foire». Je vois cela comme de l’entraide entre les auteurs en devenir», a-t-il articulé à propos de l’événement. Conseils Entre autres, M. Voyer s’est montré très enthousiaste à l’idée de montrer son parcours aux écrivains curieux. «Pour écrire un livre, on en écrit cinq», prévient l’auteur. En effet, ce qui est souhaité, c’est que le lecteur qui commence un texte n’ait pas envi de décrocher. Il faut donc se lire et se relire continuellement. Guy Voyer insiste sur le fait qu’il ne faut pas que corriger les fautes d’orthographes, il est aussi très important revoir les tournures de phrases et les répétitions de mots. Puis, avant de relire à nouveau le tout, il est nécessaire de présenter le texte à quelqu’un en qui on a confiance et qui ne sera pas gêné de «brasser la cage» en disant la vérité. De l’honnêteté de cette rétroaction peut dépendre la fluidité du récit.
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