ENTENDU À MONTRÉALLes absurdités de la métropolePar Marie-France-Lou Lemay 19-04-2008 | 05h00
Fondé par Frederic Rappaz, 29 ans, un matin de janvier en 2007, Entendu à Montréal répertorie des extraits de conversations ou de réflexions entendues aux quatre coins de Montréal. Un exemple? Conversation entre deux collègues:
Le livre est rempli de ces «perles langagières» qui font sourire. Avis aux fans, le bouquin, dont la préface est signée Christian Mistral, contient des citations inédites.
Entendu à Montréal s’inspire du site nommé Overheard in New York qui répertorie des citations entendues dans la Grosse Pomme. Ces sites sont nourris par les suggestions des internautes. Pour choisir les réflexions qui allaient se retrouver dans le livre, Frederic Rappaz a relu toutes celles qu’il a reçues et a sélectionné celles qui lui ont semblé les «meilleures». «Je me suis aperçu que ce qui me fait rire ne fait pas nécessairement rire tout le monde. Mais quand c’est plate, je me le fais dire rapidement!» explique-t-il.
Avec Entendu à Montréal, Frederic Rappaz met en relief le côté absurde des Montréalais. «Je ne ris pas des gens, mais plutôt de l’absurdité dont ils font preuve. Tout le monde dit des niaiseries, donc tout le monde risque de se faire prendre!» explique-t-il.
«Une grosse partie du plaisir que j’ai vient du fait que j’aime voir l’intérêt que ça suscite chez les gens. C’est essentiellement ludique. Si ça fait rire le monde qu’est-ce que tu veux que je fasse d’autre?»
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