PHOENIXDeux sœurs, un héros13-12-2007 | 10h39
Bien que l’idée ait germé quelque temps dans l’esprit des deux sœurs, c’est précisément à deux heures du matin qu’est né Phoenix dans l’imaginaire de Corinne de Vailly.
«On cherchait depuis un moment déjà et j’ai eu une idée, comme ça. Je me suis levée, j’ai écrit le concept en une page et ce personnage allait devenir notre héros», se souvient-elle.
«On fait de longues recherches afin de s’assurer que tout est le plus véridique possible. C’est sûr qu’il nous faut parfois tourner les coins rond pour aider notre récit, mais nos bases sont solides et tout est aussi authentique que possible», explique Sylvie-Catherine de Vailly. «On peut facilement passer trois ou quatre mois à faire des recherches sans écrire la moindre ligne», complète Corinne de Vailly. Les deux sœurs ont depuis le début la garde partagée de leur Phoenix. Elles écrivent chacune de leur côté leur ouvrage, puis s’envoient les manuscrits avant publication pour éviter toute incohérence entre les récits. Elles n’ont d’ailleurs pas l’intention d’écrire conjointement dans un futur rapproché.
«Ça nous convient très bien comme ça. On y va chacune à notre rythme et je ne crois pas que les lecteurs voient une différence», explique Sylvie-Catherine de Vailly.
«Au contraire, on essaie d’élever le choix du vocabulaire. Bien sûr, si certains mots ne sont plus utilisés de nos jours, on inclut un lexique, mais autrement, les jeunes d’aujourd’hui sont assez curieux et débrouillards pour ouvrir un dictionnaire», souligne Corinne de Vailly. Les sœurs se gardent d’ailleurs très plongées dans le milieu des jeunes, histoire de suivre les préoccupations courantes de leurs lecteurs. En se rapprochant d’eux, elles ont pu constater que la lecture est un passe-temps bien populaire auprès des adolescents. «Les jeunes d’aujourd’hui lisent plus que leurs parents. Les sections jeunesse en librairie sont de plus en plus grandes et c’est très encourageant pour nous», remarque Sylvie-Catherine de Vailly en souriant. Elles ont également pu en avoir la preuve lors de leur passage au dernier Salon du livre de Montréal. Les jeunes affluaient à leur kiosque, bouquin en main. L’état du livre ne saurait mentir sur l’utilisation qui en a été faite.
«Quand on voit un jeune arriver avec une copie du livre dont les pages ont été pliées et que les coins sont abîmés, on sait qu’il a été lu, et peut-être même prêté à des amis. C’est ainsi qu’on sait qu’on a réussi notre mandat», raconte Corinne de Vailly en riant.
Phoenix demeurera bien entendu le protagoniste principal, mais le gagnant du concours verra son personnage faire quelques apparitions sporadiques dans les prochains romans de la série. Maintenant que Phoenix est devenu une nouvelle sensation auprès des jeunes, il pourrait peut-être faire le bond des pages de livre à l’écran. Mais peut-être pas en série télé ou même au cinéma… «La formule de Phoenix se prêterait plus à un jeu vidéo qu’à un long métrage ou à une émission de télévision», remarque Sylvie-Catherine de Vailly, sourire en coin.
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