MARY ET CAROL HIGGINS CLARKInventer en restant dans le concretPar Claudia Larochelle 27-11-2007 | 16h08
Mary et Carol Higgins Clark figurent au rang des plus célèbres duos mère-fille dans le monde. Si elles n’étaient pas entourées de plusieurs de leurs romans, des suspenses lus dans plusieurs pays, on jurerait qu’elles forment un couple du tonnerre comme représentantes en cosmétiques ou en mode féminine. Tirées à quatre épingles, coquettes jusqu’au bout des doigts, elles se passionnent pour la criminalité et les meurtres. Tueurs et bandits de la pire espèce peuplent leur imaginaire, plus que n’importe quel bout de tissu griffé qu’elles arborent avec élégance. Ces femmes de lettres incarnent la classe et la sophistication, le calme et l’intelligence. Rien à voir avec les tourments de l’âme de quelques écrivains torturés et mélancoliques, du moins de l’image qu’on se fait d’eux parfois. Elles restent dans le concret, inventant des histoires pas toujours vraisemblables, mais dont les personnages peuvent sembler réalistes.
Dans ce dernier opus de la fille, sa détective Regan Reilly, qui accepte d’épouser son fiancé, chef de la Brigade des enquêtes spéciales, doit enquêter sur la mystérieuse disparition de sa robe de mariée… Quant au plus récent roman de la mère, Cette chanson que je n’oublierai jamais, il aborde des sujets peu exploités dans la littérature policière: le somnambulisme et autres troubles du sommeil. Le lecteur assiste au combat du Bien contre le Mal dans cette enquête qui a demandé quelques recherches scientifiques à sa créatrice. « J’ai été fascinée de constater qu’il y a des gens, de très bonnes personnes, pas tordues du tout à la base, qui une fois somnambules se mettent à avoir des pulsions aussi étranges que celles de tuer…» soutient Mary Higgins Clark.
Si la reine du suspense, qui vend le plus de livres aux États-Unis, aime explorer les côtés les plus sombres des humains, les plus méconnus aussi, quitte à lire et relire pour peaufiner son intrigue, sa fille Carol aime faire sourire ses lecteurs. L’humour fait ainsi partie intégrante de ses écrits.
«Nous ne sommes pas explicites, nous ne faisons pas de grandes descriptions d’actes de violence ou de scènes de crime, ce n’est pas nécessaire pour créer le suspense. C’est donc plus accessible pour ceux qui ne sont pas encore majeurs», poursuit la plus jeune des deux Higgins Clark. Déjà, en début de ce Salon du livre 2007, des ados étaient attirés par le stand des éditions Albin Michel, qui accueille la mère et la fille jusqu’à ce soir.
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