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De notre journaliste mobile - Noël au Québec
Canoë/Simon-Pierre Goulet
Sylvie Blais, coauteure de La fête de Noël au Québec

DE NOTRE JOURNALISTE MOBILE

Noël au Québec

Simon-Pierre Goulet
19-11-2007 | 20h05
En ces temps de remises en question de la légitimité sur la place publique de divers symboles religieux et patrimoniaux, il peut être tentant pour certains de renouer avec ses traditions ou, pour d'autres, d'apprendre à les découvrir.

C'est ce que permet de faire La fête de Noël au Québec, une rétrospective des Noëls québécois, de la Nouvelle-France à nos jours, en passant par l'époque victorienne.

Un ouvrage de près de 500 pages sur cette célébration traditionnelle qui, d'un point de vue historique, fut particulièrement importante au Québec.

«Noël était une fête fantastique pour essayer de convertir, par exemple, les Amérindiens», explique l'historienne et coauteure Sylvie Blais, faisant référence aux missionnaires qui venaient répandre leur foi au sein des colonies.

«Monter une crèche en groupe, on ne pouvait pas trouver de plus beau prétexte. Quoi de mieux que de célébrer la naissance d'un enfant? Ça rejoint des valeurs universelles.»

Nostalgie

Toutes sortes de facteurs viennent forcer l'évolution de cette fête dite traditionnelle, de la gestion des calendriers de familles recomposées jusqu'à l'arrivée d'immigrants aux croyances ou religions différentes.

Mais une chose demeure, selon l'historienne.

«On a toujours l'impression que les Noëls d'antan étaient plus beaux que ceux d'aujourd'hui. C'est une constante qu'on voit quand on regarde des textes qui ont été publiés en 1860; on était déjà nostalgiques des Noëls d'antan à cette époque-là!»

Sapin de Noël ou arbre des Fêtes?

Sylvie Blais est d'accord lorsqu'on lui souligne que Noël, en plus d'être une fête commerciale, est d'abord une fête faite pour les enfants. Raison précise pour laquelle elle devrait néanmoins plaire aux adultes.

«Noël, explique-t-elle, c'est aussi une fête qui s'adresse à la part enfantine en chaque être humain.»

Quand on lui demande ce qu'elle pense de l'appelation politically correct «arbre des Fêtes», Sylvie Blais rappelle que le sapin, au départ, symbolise la nature qui perdure au-delà de la saison froide, qui va revenir, qui va reverdir. Un symbole universel et intemporel.

«Quand on monte notre sapin de Noël, on ne pense pas qu'on est en train de faire un acte religieux. Je ne pense pas que ce soit comme ça qu'on le voit. C'est un symbole.»

En vidéo, Canoë s'entretient avec Sylvie Blais sur l'évolution de la fête de Noël au Québec.

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