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SOUTIEN FINANCIER

Le milieu du livre réclame sa juste part de financement

Claudia Larochelle
Le Journal de Montréal
02-11-2007 | 13h04
Après le milieu du théâtre d'ici, c'est au tour de celui de la littérature québécoise de faire le point sur sa situation et de solliciter notamment plus de soutien financier auprès des instances gouvernementales.

Après cinq rencontres qui ont eu lieu au cours des derniers mois, les différents intervenants du milieu du livre, de l'édition de la diffusion, des médias et des gouvernements ont finalement rendu publique hier, au Centre d'archives de Montréal, les conclusions de leur Forum sur la littérature nationale.

C'est en partant des principaux enjeux concernant l'avenir du livre, entre autres la place de notre littérature dans l'enseignement, les difficultés d'accessibilité, de concentration, de sa mise en marché en termes de visibilité, de son exportation et de son financement, que chaque secteur du livre a annoncé les mesures mises en place dans les prochains mois pour favoriser l'essor de la littérature québécoise.

En plus de souligner l'importance du rayonnement des livres nationaux, ici comme ailleurs, Stanley Péan, président de l'Union des écrivaines et écrivains québécois, a souligné le manque de financement octroyé au secteur culturel littéraire. «Très concrètement, quand on regarde ce que génèrent la littérature et le marché du livre, on voit bien que nous sommes victimes d'une iniquité, que le milieu du livre est le parent pauvre des organismes subventionnés», fait-il remarquer.

Monsieur Péan a par ailleurs souligné que l'industrie de l'édition est, au chapitre du chiffre d'affaires, aussi importante que celle du cinéma, correspondant à 95,7% de son chiffre, que le livre dépasse de loin le cinéma en ce qui concerne les emplois permanents, mais que le soutien financier à la littérature demeure inférieur à celui de l'industrie du 7e art.

Parmi les résolutions prises par les différents intervenants, notons la création du Prix des professeurs de français, le premier prix littéraire québécois couronnant un éditeur, l'arrivée prochaine d'un portail Internet complet axé sur le livre national, le projet de résidences d'écrivains sur l'île de Montréal et l'augmentation du nombre d'activités autour de la littérature de chez nous dans le réseau des bibliothèques publiques du Québec.

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