RÉFÉRENDUM DE 1995Et si le Québec avait dit oui?Marc-André Boivin 01-11-2007 | 21h45
Scénario gagnant Étonnament, ce n’est pas au Québec que se vivent les plus grandes turbulences, mais plutôt à Ottawa, où le premier ministre Jean Romain, n’a pas prévu de plan B. Il fait face à l’exaspération des anglophones qui en ont assez des dirigeants francophones. Un putsch se prépare au Parti libéral. « C’est carrément la panique à Ottawa. Le premier ministre se livre à un discours incendiaire, mais n’avait jamais pensé qu’il pouvait perdre ce référendum », confie Adélard Guillemette, qui a changé les noms de tous les acteurs de l’époque. C’est ainsi que Jacques Parizeau devient Baribeau et Lucien Bouchard devient Blanchard. À la suite de cette victoire, tout n’est pas rose au Québec, mais en général, les choses vont plutôt bien. Des tensions sont perceptibles entre Baribeau et Blanchard puisque c’est l’intervention de ce dernier qui a permis au Oui de l’emporter, mais le premier est toujours au pouvoir. Les réactions des dirigeants étrangers sont aussi étudiées. La France, qui a toujours dit qu’elle allait soutenir un Québec souverain, se fait maintenant plus modérée. Du côté américain, le président Simpson, qui avait toujours prôné l’idée d’un Canada uni, doit se rendre à l’évidence. Le Québec a pris une décision démocratique et ne représente pas vraiment de danger pour la paix en Amérique. À travers tout ce jeu politique, l’auteur a aussi intégré un groupe d’amis qui sont en quelque sorte les commentateurs de la situation particulière vécue dans la province et dans le pays. « Il y a des râleurs qui trouvent que tout ne va pas assez vite alors que pour d’autres, la situation est difficile à suivre », affirme Adélard Guillemette. Contrairement aux ouvrages politiques publiés sur le sujet, le roman de M. Guillemette n’a évidemment rien de trop technique. « Ça reste un roman. Je n’écris pas pour les Bazzo de ce monde. C’est une écriture très accessible qui saura intéresser bien du monde », lance l’auteur qui n’écarte pas la possibilité d’un second roman. « On verra. Il pourrait y en avoir d’autres si la réponse pour celui-là est bonne », confie-t-il. |