JOSÉE DI STASIOCroquer dans le bonheurPar Claudia Larochelle 16-10-2007 | 11h42
«La pauvreté, c’est bouffer des nouilles, la richesse, déguster des pâtes.» L’animateur français Patrick Sébastien n’aura jamais aussi bien dit. Le dernier livre de recettes de l’animatrice québécoise Josée di Stasio, disponible en librairie dès lundi, nous promet d’heureuses dégustations. D’ailleurs pour l’auteure, manger italien revient à croquer dans du bonheur.
DE SUCCÈS EN SUCCÈS Spaghettini aux crevettes, pasta bolognese, pasta alla genovese, pâtes à la saucisse et au fenouil, carbonara aux légumes, alléluia, les noms de ces recettes comme les photographies de Jean Longpré font saliver. Sans compter les desserts, dont certains chocolatés, comme la trempette de mascarpone au chocolat ou encore le sorbet au chocolat, sont carrément osés… REVENIR À LA BASE Le lire, c’est jouir. Le regarder plutôt… parce que l’animatrice d’origine italienne n’a pas pris la plume pour autre chose qu’écrire quelques indications de base. À l’exception peut-être d’une introduction où elle rend hommage à ses racines et de quelques débuts de chapitres, notamment les règles de base pour nous aider à réussir nos pâtes. Mine de rien, nous sommes plusieurs dans l’erreur, ne serait-ce qu’en ce qui concerne l’utilisation du sel ou de l’huile d’olive à la cuisson… Même si son attirance pour les pâtes est innée, la série d’émissions tournées en Italie l’an dernier a confirmé son désir de publier un tel ouvrage. Di Stasio, les pâtes, l’Italie, les Italiens…difficile de ne pas succomber quand on a un côté épicurien un tantinet développé. À Noël, il fera des jaloux. Les recettes de ce livre pourraient même voler la vedette à l’éternel repas dinde, tourtière et gâteau-bûche.
JOSÉE DI STASIOL’amour de la nouilleReine de Télé-Québec, fée des fourneaux, Josée di Stasio séduit avec sa simplicité à l’écran, ses fous rires spontanés, et bien sûr parce qu’elle est italo-québécoise! Quand ils ont quitté leur terroir italien pour venir s’établir à Montréal, ses grands-parents di Stasio ont transporté avec eux leur amour de la bonne bouffe, sorte de gage de bonheur au quotidien. C’est avec la ferme conviction que la cuisine italienne rend heureux que l’animatrice vedette a grandi. Guérir une peine avec des spaghettis est devenu normal, meilleur que n’importe quelle médication… Et dame di Stasio respire effectivement le bonheur. Difficile de faire autrement quand on gagne sa vie à jumeler deux passions: la gastronomie et les communications. Son côté girl next door, son sourire souvent moqueur et le naturel avec lequel elle opère devant les caméras de son émission À la di Stasio, qu’elle anime seule après avoir été chroniqueuse, puis coanimatrice il y a quelques années avec Daniel Pinard à Ciel mon Pinard et Les Pieds dans les plats, ont attiré les gens au premier coup d’œil.
PAS TOQUÉE En janvier, elle présentera durant six émissions le fruit d’un mois intensif de tournage en France où, chez l’habitant, le pêcheur, la cuisinière, le voisin de la cuisinière, elle a puisé de nouvelles recettes, généré des conversations spontanées, suscité des anecdotes, etc. Les téléspectateurs verront des images à couper le souffle de coins de paradis comme des villes du sud de la France, respireront des parfums d’épices, d’huiles, de fleurs et de fruits et pourront découvrir une culture culinaire dont ils n’ont pas l’habitude. Di Stasio est curieuse. Pas question d’instaurer une routine avec ses téléspectateurs, fallait les déraciner, l’espace de quelques émissions. «Les Québécois sont curieux en général en ce qui concerne la nourriture. C’est peut-être pour ça que les émissions culinaires et les livres de recettes ont autant de succès. Ils sont à proximité de plein de cultures, ils sont habitués d’essayer», observe-t-elle.
TABLE D’AMOUR
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