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Josée di Stasio  - Croquer dans le bonheur
© Photo d’archives Pierre-Paul Poulin

JOSÉE DI STASIO

Croquer dans le bonheur

Par Claudia Larochelle
16-10-2007 | 11h42
Vous êtes plusieurs qui ne mangeriez que des pâtes. Matin, midi et soir. Josée di Stasio aussi. Si bien qu’elle a réuni dans Pasta et cetera à la di Stasio, son nouveau livre de recettes, de quoi manger une pâte différente chaque semaine pendant deux ans.

«La pauvreté, c’est bouffer des nouilles, la richesse, déguster des pâtes.» L’animateur français Patrick Sébastien n’aura jamais aussi bien dit. Le dernier livre de recettes de l’animatrice québécoise Josée di Stasio, disponible en librairie dès lundi, nous promet d’heureuses dégustations. D’ailleurs pour l’auteure, manger italien revient à croquer dans du bonheur.

DE SUCCÈS EN SUCCÈS
Dans un design aussi beau que le précédent, À la di Stasio, qui de réimpression en réimpression, avec des ventes records, a connu une popularité qui n’a cessé de croître depuis 2004, la nouveauté de cette fée moderne des fourneaux n’a rien à envier à son prédécesseur. Bien au contraire, ces recettes semblent plus simples à réaliser, dotées d’ingrédients plus accessibles et de mets conviviaux, dignes des meilleures tables de mammas.

Spaghettini aux crevettes, pasta bolognese, pasta alla genovese, pâtes à la saucisse et au fenouil, carbonara aux légumes, alléluia, les noms de ces recettes comme les photographies de Jean Longpré font saliver.

Sans compter les desserts, dont certains chocolatés, comme la trempette de mascarpone au chocolat ou encore le sorbet au chocolat, sont carrément osés…

REVENIR À LA BASE Le lire, c’est jouir. Le regarder plutôt… parce que l’animatrice d’origine italienne n’a pas pris la plume pour autre chose qu’écrire quelques indications de base. À l’exception peut-être d’une introduction où elle rend hommage à ses racines et de quelques débuts de chapitres, notamment les règles de base pour nous aider à réussir nos pâtes. Mine de rien, nous sommes plusieurs dans l’erreur, ne serait-ce qu’en ce qui concerne l’utilisation du sel ou de l’huile d’olive à la cuisson…

Même si son attirance pour les pâtes est innée, la série d’émissions tournées en Italie l’an dernier a confirmé son désir de publier un tel ouvrage. Di Stasio, les pâtes, l’Italie, les Italiens…difficile de ne pas succomber quand on a un côté épicurien un tantinet développé. À Noël, il fera des jaloux. Les recettes de ce livre pourraient même voler la vedette à l’éternel repas dinde, tourtière et gâteau-bûche.

JOSÉE DI STASIO

L’amour de la nouille

Reine de Télé-Québec, fée des fourneaux, Josée di Stasio séduit avec sa simplicité à l’écran, ses fous rires spontanés, et bien sûr parce qu’elle est italo-québécoise!

Quand ils ont quitté leur terroir italien pour venir s’établir à Montréal, ses grands-parents di Stasio ont transporté avec eux leur amour de la bonne bouffe, sorte de gage de bonheur au quotidien. C’est avec la ferme conviction que la cuisine italienne rend heureux que l’animatrice vedette a grandi. Guérir une peine avec des spaghettis est devenu normal, meilleur que n’importe quelle médication…

Et dame di Stasio respire effectivement le bonheur. Difficile de faire autrement quand on gagne sa vie à jumeler deux passions: la gastronomie et les communications.

Son côté girl next door, son sourire souvent moqueur et le naturel avec lequel elle opère devant les caméras de son émission À la di Stasio, qu’elle anime seule après avoir été chroniqueuse, puis coanimatrice il y a quelques années avec Daniel Pinard à Ciel mon Pinard et Les Pieds dans les plats, ont attiré les gens au premier coup d’œil.

PAS TOQUÉE
Sans toque, parce qu’elle n’est pas chef, celle qui a été styliste culinaire, recherchiste, directrice artistique de campagnes publicitaires de magazines a un réel plaisir, très évident par ailleurs, à partager son amour de la cuisine avec les invités qu’elle reçoit à son émission.

En janvier, elle présentera durant six émissions le fruit d’un mois intensif de tournage en France où, chez l’habitant, le pêcheur, la cuisinière, le voisin de la cuisinière, elle a puisé de nouvelles recettes, généré des conversations spontanées, suscité des anecdotes, etc.

Les téléspectateurs verront des images à couper le souffle de coins de paradis comme des villes du sud de la France, respireront des parfums d’épices, d’huiles, de fleurs et de fruits et pourront découvrir une culture culinaire dont ils n’ont pas l’habitude.

Di Stasio est curieuse. Pas question d’instaurer une routine avec ses téléspectateurs, fallait les déraciner, l’espace de quelques émissions. «Les Québécois sont curieux en général en ce qui concerne la nourriture. C’est peut-être pour ça que les émissions culinaires et les livres de recettes ont autant de succès. Ils sont à proximité de plein de cultures, ils sont habitués d’essayer», observe-t-elle.

TABLE D’AMOUR
Selon elle, depuis une quinzaine d’années, ils se sont rapprochés de leurs propres produits du terroir et accordent une plus grande importance aux plaisirs de la table. L’animatrice de l’émission parmi les plus regardées adore «la table». Les Italiens peuvent rester des heures et des heures autour à grignoter, manger, boire, siroter l’espresso, puis jaser et jaser encore. C’est le même scénario au café du coin. Cette chaleur, cet amour des autres, de recevoir des convives émane d’ailleurs de son Pasta et cetera à la di Stasio. «Je sais que les gens aiment les pâtes. On en mange en moyenne 52 semaines par année! Plusieurs personnes avaient hâte d’un livre consacré à ça. C’est simple, ça rapproche le monde, c’est peu cher. Il y a quelque chose de touchant et de réconfortant à en manger. Ça y est sans doute pour quelque chose dans le bonheur!»

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