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AMANDA STHERS

La vie rêvée de Madame Bruel

Claudia Larochelle
Le Journal de Montréal
05-10-2007 | 10h33
Elle a tout pour elle. En plus d'être ravissante, très brillante, de réussir sa carrière et sa famille, l'auteure française Amanda Sthers a épousé Patrick Bruel. Rien de moins. De quoi rendre folle de jalousie n'importe quelle femme!

De passage à Montréal pour faire la promotion de Madeleine, son nouveau roman (éd. Stock), Madame Sthers ne semble pas étonnée qu'on lui parle de son mari. «Ça ne me vexe pas, je sais qu'il est plus connu que moi et j'ai l'habitude. Je tiens quand même à ce qu'on me parle de mon livre puisque c'est pour ça que je suis invitée au Québec.»

Fraîchement débarquée la veille de notre entretien, la belle, qui célébrera ses 30 ans en 2008, ne peut s'empêcher de sourire à cette remarque au sujet de la perfection qu'elle incarne. «Je suis mariée avec quelqu'un dont l'image est forte... ça ne m'empêche pas d'avoir des problèmes de couple comme tout le monde, mes soucis de maman, de mener une vie simple et normale.»

Celle qui fréquente très peu le jet set parisien a par ailleurs toujours protégé sa vie privée. «À Paris, les paparazzis ne respectent même plus les enfants! Je ne crois pas que vous ayez ce phénomène chez vous? Chez nous, ça prend des proportions démesurées.»

Son mec à elle

Bien sûr, quand elle a connu Bruel à 23 ans, elle savait qu'elle serait moins anonyme que les autres jeunes femmes de son âge, que son amoureux avait les filles à ses pieds aussi. «Elles aiment l'homme public... S'il n'y avait qu'une fille qui le draguait ça paraîtrait, ce serait peut-être plus intense, mais là il y en a trop, ça devient abstrait, trop pour que je sois jalouse», confie-t-elle.

Au-delà de son amour pour son mari idolâtré, ce qui la comble de bonheur c'est de pouvoir vivre de sa passion pour l'écriture.

C'est d'ailleurs grâce à ses textes de chansons qu'elle a rencontré Bruel avant de devenir son épouse en 2004.

Une fille douée

Que ce soit pour des émissions de télé, des romans pour enfants et adultes, des chansons, des scénarios de films ou encore des pièces de théâtre, celle dont le vrai nom est Amanda Maruani n'a jamais manqué de travail dans un univers de création où la compétition est plutôt forte. Faut dire qu'à dix-huit mois, elle savait déjà lire...

Bien sûr, ses plus grandes réalisations ont 2 et 4 ans et s'appellent Oscar et Léon! La jeune maman adore écrire à la maison, pouvoir être près de ses petits, veiller sur eux entre sa multitude de projets, dont quelques-uns qui risquent de l'amener plus souvent à Montréal.

Elle tournera au Québec avec Reno et Berryman

Amanda Sthers a choisi deux actrices du Québec, Ginette Reno et Dorothée Berryman, pour son premier film qu'elle tournera l'été prochain dans les Laurentides.

C'est en voyant Le Déclin de l'empire américain, de Denys Arcand, que l'auteure a découvert Dorothée Berryman. Quant à Ginette Reno, elle lui avait été chaudement recommandée par des proches.

Après Madeleine, son nouveau roman dont l'héroïne est une célibataire de 40 ans aux amours tumultueuses, un livre qui se vend déjà bien en France, Sthers concrétisera donc un de ses rêves en réalisant Je vais te manquer, son premier film.

Celle qui a trouvé il y a quelques mois, lors de son premier séjour chez nous, sa "cabane au Canada", où sera notamment tournée sa création, a déjà très hâte de travailler avec des talents d'ici. Le mari et les enfants la suivront et risquent donc de passer un bon moment au Québec. "Avant de venir, mon mari me disait que j'allais adorer le Québec. Il avait bien raison."

Paris-Québec-Montréal

Pour ce qui est du cinéma des autres qui se fait ici, la jeune femme souligne son grand intérêt pour Québec-Montréal, de Ricardo Trogi, ainsi que pour La Grande Séduction, de Jean-François Pouliot, qu'elle compare aux grandes comédies italiennes.

En plus de notre cinéma, celle qui a scénarisé des épisodes de Caméra Café, diffusée en France aussi, et signé la chanson En t'attendant d'Isabelle Boulay ne peut s'empêcher de complimenter les voix du Québec, celle par exemple de Sylvain Cossette, qu'elle vient tout juste de rencontrer.

Parions qu'elle lui enverra sous peu des paroles de chansons. Elle est fonceuse comme ça.

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