FRANCINE OUELLETTELa nécessité du travail bien faitVirginie Roy Le Journal de Montréal 18-08-2007 | 05h00
«Ça m’a pris dix ans pour la préparer. J’ai dû faire énormément de recherche pour que tout soit plausible», explique l’écrivaine. Le tout dernier tome de la série, Fleur de lys, n’a certainement pas fait exception à la règle. Documents inédits, rapports d’archivistes et vieux bouquins des années du Régime de France, Francine Ouellette n’a négligé aucun détail. «Je voulais faire revivre ce temps-là. Pour y arriver, je devais être très minutieuse dans mon travail», explique-t-elle. Collectionnant anecdote après anecdote, madame Ouellette peut captiver un interlocuteur pendant des heures. Et son roman séduit tout autant. L’écrivaine connaît les moindres détails du temps passé. Elle peut donc dire qu’il a plu pendant trois jours autour du jour de l’An de 1749, que les enfants jouaient déjà au Poisson d’avril et que le ginseng ne vient pas d’Asie comme beaucoup le croient encore, mais de Montréal. «C’est d’ici qu’on l’exportait le plus», dit-elle, non sans esquisser un sourire. À ses personnages, elle fait dire exactement ce qui s’est passé. Son roman devient donc un recueil de petits trésors tous plus pertinents les uns que les autres. «La curiosité, c’est le moteur le plus important de ma recherche», raconte l’écrivaine. Les nombreux bas de page et la carte expliquant les premières opérations de la guerre de Sept Ans font du roman Fleur de lys une oeuvre complète. Celle qui semble avoir des idées encore plein la tête ne prendra pas de repos de sitôt. Elle prévoit déjà sa prochaine saga. «Cette fois-ci, mes personnages évolueront à travers le Régime anglais», s’exclame Francine Ouellette avec enthousiasme. Si sa prochaine saga est aussi populaire que sa dernière, on lui prédit une très belle année. |