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Michel David - Au cœur de l’histoire
© Photo Le Journal

MICHEL DAVID

Au cœur de l’histoire

Virginie Roy
Journal de Montréal
14-08-2007 | 08h48
Avec des événements historiques comme toile de fond, Le Fils de Gabrielle, deuxième volet de sa troisième saga, À l’ombre du clocher, nous ramène directement en 1943.

«C’est dommage que les nouvelles générations aient tendance à oublier ce que nous étions il n’y a pas si longtemps», explique Michel David en entrevue. Cet ancien enseignant de français au secondaire a donc utilisé son talent à bon escient en se permettant d’instruire par le biais de ses romans.

«C’est certain qu’il y a un cadre historique dans mes œuvres, mais je ne veux surtout pas que ces événements soient trop envahissants. Ce n’est pas un cours d’histoire»,explique-t-il.

Michel David ne s’est pas trompé. Il semble bien qu’il y ait une forte demande du côté des romans historiques. Sa deuxième saga, de quatre romans, La Poussière du temps, s’est vendue à plus de 20 0000 exemplaires. Le Fils de Gabrielle a déjà été acheté par 70 000 lecteurs.

«C’est vraiment surprenant. Je suis très fier», ajoute-t-il. Le Fils de Gabrielle C’est au cœur du petit village de Saint-Jacques-de-la-Rive que les personnages de Michel David reprennent vie et évoluent. Mais cette fois-ci, c’est au tour de Gabrielle de retenir l’attention.

Comme Michel David se donne une mission, on découvre avec cette histoire des événements qui ont marqué le Québec en entier. Au village, de profonds deuils marqueront cette année 1943. Les répercussions de la guerre les affectent. Les paroissiens usent de tous les subterfuges possibles pour protéger les leurs de la conscription.

Histoires d’amour, de trahison, d’amitié ou petites épreuves, Michel David enchaîne les événements avec doigté.

UN RÊVE DE GRANDEUR
«J’arrêterai d’écrire quand j’aurai couvert tout le vingtième siècle», explique celui qui a enseigné pendant 33 années. Son énergie, il la trouve dans ses personnages, dont il ne peut tout simplement plus se passer. «Je m’attache réellement à eux. Pour moi, c’est un déchirement de terminer une saga. C’est comme si je devais les enterrer»,explique-t-il.

C’est une chance qu’il ait ses personnages parce que Michel David est un homme, qui se dit pourtant à la retraite, particulièrement occupé. En plus de ses romans, il écrit des manuels scolaires, participe au Salon du livre et donne des conférences dans les bibliothèques publiques.

«C’est très agréable. Je ne me plains surtout pas», insiste-t-il. Le troisième tome de la saga À l’ombre du clocher est prévu pour ce mois-ci. Cette fois, l’histoire se déroule en 1967. L’Expo 67 sera, bien entendu, au cœur du roman. C’est l’éclatement du cadre du village car la ville devient de plus en plus attirante.

Pour ce qui est du quatrième et dernier roman de la saga, Michel David assure l’avoir déjà complété. «Je l’ai terminé la semaine dernière. Je me prends d’avance!» avoue-t-il en riant. Il ajoute même avoir déjà plusieurs idées pour sa cinquième saga. «Je dois bien dormir la nuit parce que je n’ai jamais le syndrome de la page blanche», dit-il.

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