PAULO COELHOLe côté féminin de la divinitéPar Manon Guilbert Le Journal de Montréal 14-05-2007 | 09h26
La jeunesse brésilienne Sa notoriété et les millions d’euros qu’on lui remet conséquemment endroits d’auteur lui permettent par ailleurs de faire vivre une fondation qui réunit en son sein des adolescents brésiliens peu nantis et laissés pour compte par la société. «Cette fois, dit-il en me dévoilant la jolie page couverture de son nouveau roman, je me suis attardé au côté féminin de la divinité. Chez les femmes, elle a la matérialité de l’amour et de la compassion. Je le ressens beaucoup en vivant près de la nature.» C’est en voyageant en Transylvanie et lors de la rencontre avec une jeune Autrichienne qu’il a eu l’idée de ce nouveau roman. Inconsciemment, la marque de cette fille qui l’avait amené dans une boîte de nuit et lui avait présenté des gens a fait son chemin dans son imagination de romancier. Elle a fait naître Athéna, sa protagoniste, mais aussi personnage de pure fiction, manifestation féminine de Dieu.
L’énergie féminine «Les hommes sont le radar et les femmes la boussole. Dans le premier cas, ils envoient des signes et guident les autres, dans le deuxième, on y va avec intuition. Je crois, dit-il gravement, que le changement se fera avec et par les femmes qui mettent de l’avant les qualités de compassion et d’amour dont le monde a profondément besoin.» Paulo Coelho, avec tout le côté pacifique qu’on lui connaît, affirme que c’est là la seule révolution possible. À travers les idées du féminisme, les femmes, selon lui, ont voulu ressembler aux hommes et piétiner des coins du jardin. La vraie révolution, selon le romancier, serait que les hommes apprennent des femmes et écoutent les conseils que leur prodigue l’intuition.
L’écrivain Paulo Coelho croit que l’amour est la seule solution et que le jour où on dira de plus en plus «je vous aime» nous rapprochera de la vérité. Il se défend d’être un prophète, mais interprète les signes. La nature féminine est une manifestation physique de Dieu. Il prie et vit, faisant que chacune de ses actions le rapproche de l’essentiel. Une grande partie de ses droits d’auteur est réinvestie dans les favelas. Il retire de cette action une grande fierté. Avec sa femme, depuis 1996, ils ont fait de cet organisme un effort du quotidien qui transforme le destin de quelque 400 jeunes de 0 à 15ans. «Tout ça est obligatoire lorsqu’on en a la possibilité, conclut-il. Je ne peux pas changer mon pays, mais ça je le peux!»
La Sorcière de Portobello
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