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AUTEURS

À chacun son lieu pour écrire et ses sources d'inspiration

Serge Drouin
Le Journal de Québec
16-04-2007 | 07h01

Petits secrets d'auteurs. À l'occasion du Salon du livre de Québec, le Journal a demandé à des auteurs où ils puisaient leur inspiration et à quel endroit ils préféraient écrire leurs romans.

Chrystine Brouillet, le bordel

«Lorsque je m'installe à mon bureau, il y a des notes partout et une foule de livres, de dictionnaires, mes recherches... J'ai mon plan devant moi, sur un mur et dans un tiroir dans lequel je garde plein de fiches. C'est bordélique, mais un bordel organisé, dit l'auteure Chrystine Brouillet. Je prends mon inspiration partout, chez les gens qui m'entourent», dit la porte-parole de la Journée mondiale du livre qui se tiendra le 23 avril.

Denis Monette et la musique classique

«J'écris toujours avec un fond musical. J'écoute toujours le même disque jusqu'à ce que mon roman soit terminé. J'ai écrit mon dernier roman (La paroissienne), en écoutant Éric Satie. J'avais écrit mon précédent roman sur la musique de Vivaldi, dit Denis Monette. L'inspiration, je n'y crois pas. C'est un cadeau du ciel. L'imagination, par contre, c'est autre chose», ajoute-t-il.

Francine Ruel et son vécu

«J'ai écrit mes deux derniers livres à partir d'expériences personnelles, mais généralement, je m'inspire de tout ce que la vie me donne pour écrire. J'observe, je prends des notes. Parfois... c'est dans l'air, vous savez, dit l'auteure de Maudit que le bonheur coûte cher, chez Libre Expression. Quand j'écris, je suis à mon bureau. J'ai plusieurs calepins de notes. J'ai même des calepins et des notes dans ma table de chevet.»

Alexandra Larochelle, des rencontres et des lectures

«Tout m'inspire. Souvent, ce sont des gens que je rencontre, des lectures que j'ai faites, dit Alexandra Larochelle. J'écris souvent dans ma chambre, mais l'été, je m'installe sur le bord de la piscine avec mon portable. Je me souviens avoir écrit mon conte de Noël (paru dans le Journal en décembre dernier) en plein été, à 40°», dit-elle.

Dominique Demers, un bout de tissu

«J'ai des tiroirs pleins de personnages en attente. Des fois, c'est un rêve qui m'inspire, une phrase de chanson... J'ai même déjà été inspirée par un bout de tissu que j'ai vu dans un musée, dit la présidente d'honneur du Salon, Dominique Demers. Quand j'écris un roman, je m'isole; souvent je vais dans les Laurentides.»

Delaf-Dubuc, dans l'adolescence

Les auteurs de la série Les nombrils, le duo Delaf-Dubuc, puisent leur inspiration dans la «réminiscence de souvenirs d'adolescence. C'est une période qui n'a pas nécessairement été facile pour moi; je ne voudrais pas la revivre», affirme Marc Delafontaine. Pour ce qui est des dessins des albums, le bédéiste dit qu'il travaille avec un ordinateur.«Il y a plusieurs étapes de création», signale-t-il.

Anique Poitras, dans sa tête

«J'écris tout le temps dans ma tête. La réalité, mes fantasmes, mes désirs... Tout m'inspire. L'imaginaire est un royaume fabuleux», dit l'auteure jeunesse Anique Poitras. «J'écris pour réparer, entre guillemets, ce monde chaotique dans lequel nous vivons.» Et pour coucher son imaginaire sur papier, l'auteure s'installe à son bureau.

Prouche, chez les jeunes

De son côté, le bédéiste et dessinateur Prouche (Pierre Larouche) dit que ce sont les jeunes qui lui donnent ses sujets de livres comme ce sixième volume d'exercices, Je dessine mille et un visages, publié aux Éditions Coeur de pomme. Dans ce livre, Prouche montre à son public de quelle manière dessiner un visage, diverses expressions du visage. Son prochain ouvrage pourrait traiter de différents moyens de transports.

India Desjardins, secrets de filles

On a connu Histoires de filles à la télévision, la populaire auteure jeunesse India Desjardins -- qui publie la série Aurélie Laflamme, aux Intouchables -- dit s'inspirer de secrets de filles pour écrire les aventures de son héroine. «J'essaie de mettre en mots les émotions que vivent les adolescents. À l'adolescence, on a souvent de la difficulté à mettre des mots sur nos émotions.» La jeune auteure a de quoi être inspirée. La fenêtre du bureau où elle travaille donne dans une ruelle où s'amusent des jeunes. «Je les entends parler. Je connais ainsi leur quotidien», dit celle qui écrit toujours avec une tasse de thé d'une marque bien précise jamais trop loin... «Dans ma tête, je suis encore jeune. Quand je parle de Simple Plan, je peux dire que je les connais. J'écoute leur musique», dit l'auteure. India Desjardins a déjà collaboré au Journal et écrit toujours pour Cool, un magazine pour jeunes filles.

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