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LES CANADIENS

Meilleurs lecteurs que cinéphiles

David Patry
Le Journal de Montréal
30-03-2007 | 11h30
Les Canadiens sont plus nombreux à lire des livres qu'à aller au cinéma, révèle une nouvelle étude sur leurs activités culturelles.

D'après la recherche de Hill Stratégies, 66,6 % des Canadiens de 15 ans et plus ont lu au moins un livre en 2005, contre 61 % qui sont allés voir un film au cinéma.

«On ne sait pas quels types de livres ont été lus, mais on sait que ce ne sont pas des livres pour le travail ou pour les études. C'est vraiment pour les loisirs», explique Kelly Hill, directeur de la recherche basée sur les enquêtes de Statistique Canada.

L'étude révèle également qu'environ quatre personnes sur 10 ont lu au moins un livre par mois.

Ces chiffres étonnent le président de l'Union des écrivains du Québec, Stanley Péan. «C'est une bonne nouvelle. C'est même réjouissant» lance-t-il.

Le mythe selon lequel la lecture de livre est moins populaire a la couenne dure estime l'auteur. «La lecture d'un livre constitue un loisir qui demande plus d'effort que d'aller voir un film», indique-t-il.

Selon lui, cette plus grande popularité du livre pourrait cacher une baisse de popularité du cinéma au profit des DVD, mais selon les chiffres de Hill Stratégies, ce scénario ne s'avère pas, du moins pas totalement.

Entre 1998 et 2005, la popularité des cinémas est effectivement légèrement en baisse, passant de 64,1 % à 61 %, mais le nombre de personnes qui visionnent des films à la maison est relativement stable.

Pendant ce temps, le taux de lecture de livre est resté le même, à quelque 66 %.

La lecture en baisse aux É.-U.

Ces chiffres sont d'autant plus surprenants qu'au sud de la frontière, la lecture de livres vit un déclin, selon une étude américaine publiée en 2004 et menée par Hill Stratégies.

«La stabilité de la lecture au Canada est le contraire de ce qui s'est passé aux États-Unis où la proportion d'Américains lisant au moins un livre est passée de 60,9 % à 56,6 %», souligne Kelly Hill.

Le chercheur ne trouve pas de réponse magique pour expliquer cet état de fait. «Aux États-Unis, les jeunes lisent de moins en moins. Peut-être qu'ici ils continuent à lire», avance-t-il.

L'étude complète est disponible sur www.hillstrategies.com

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