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SALON DU LIVRE DE PARIS

La classe politique a salué les éditeurs

Manon Guilbert
Le Journal de Montréal
27-03-2007 | 11h48
Après un week-end où les allées du Salon du livre de Paris ont accueilli des milliers et des milliers de bibliophiles, on retrouvait hier un peu de calme dans une journée consacrée aux professionnels.

Haut lieu de la culture, ce Salon a vu deux candidats à la présidence venir saluer les éditeurs. Dominique de Villepin est passé jeudi soir et dimanche soir, François Bayrou, arrivant tout juste de Nouvelle-Calédonie, est venu à son tour les encourager dans le maintien d'une volonté de diffusion de l'art.

Ségolène Royal rencontrait pour sa part à Nantes des groupes d'intervenants se penchant sur l'état de santé de la culture.

«C'est un aspect qu'elle n'a pas l'intention de négliger si elle devait accéder à la présidence», a souligné l'écrivaine et féministe Laure Adler, qui l'accompagnait hier après-midi dans cette campagne.

Un salon politique

Les professionnels du Québec se préparaient quant à eux à ramasser les livres, les documents exposés depuis le début du Salon. Plusieurs discussions ont été entamées pendant cette présente édition et les pourparlers vont bon train entre les éditeurs et leurs vis-à-vis français. Plusieurs discussions se sont engagées sur la diffusion internationale de la littérature québécoise.

Pourtant, on considère que c'est une année bien moyenne où, encore une fois, rien n'est gagné d'avance.

«Le Canada est en perte de présence, souligne Pascal Assatiani, de chez Boréal. Avant, nous avions plus d'espace. Les récompenses comme le prix Anne-Hébert étaient remis ici plutôt qu'au Québec. Les auteurs étaient davantage présents. Tout ça à cause de coupes budgétaires. Les gouvernements mettent leurs priorités ailleurs que dans le livre!»

Les écrivains Sergio Kokis, pour son roman La Gare, et Fabien Ménar, pour Le Musée des introuvables, ont reçu le prix France-Québec. Ces récompenses leur ont été remises à l'automne 2006 au Québec. Auparavant, on aurait souligné le talent des récipiendaires à Paris, dans le cadre du Salon. Faute de budget, les deux romanciers perdent ainsi une belle occasion de faire les rencontres nécessaires à la diffusion de leurs oeuvres.

L'importance que prend l'actualité politique à la veille des élections présidentielles a un peu, selon plusieurs des éditeurs présents, ombragé celle de ce Salon. «On en a que pour la politique!», ont réagi plusieurs exposants.

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