ROMAN QUÉBÉCOISMoonshinePar Claudia Larochelle Le Journal de Montréal 07-02-2007 | 12h00
Dès la première page de ce quatrième roman de François Landry, on peut dire que c’est dans la poche côté scabreux affriolant. Le père de David, 18 ans, vient de mourir. Sa belle-mère transporte le cercueil dans sa voiture mais roule si vite et brutalement que le cercueil, qu’elle n’a pas attaché, tombe sur la chaussée. Le cadavre du père se retrouve à plat ventre, le visage plaqué contre le sol. Le jeune remet les choses en ordre dans le plus grand je-m’en-foutisme de la veuve de son père. Un avant-goût du caractère de cette folle qu’on imagine un peu comme la matrone qu’incarnait Katie Bates dans Misery… En pire peut-être. Ecœuré de subir les pires sévices, notamment les viols répétés auxquels sa belle-mère le soumet, David décide de l’éliminer et de camoufler le crime afin qu’il soit parfait. Une fois seul, débarrassé de sa geôlière, il perce les mystères de cette femme et se retrouve sur une curieuse piste qui le ramène à son propre passé. Sa vie ne sera plus jamais la même.
Sans pudeur La sorcellerie qui se glisse en filigrane à travers les pages de ce quatrième roman de l’auteur plaira aux amateurs de paranormal et de fantastique qui verront là des thèmes captivants, capables d’enrichir notre culture antillaise, américaine, allemande et créole. C’est tout de même rien pour aider les belles-mères de ce monde et briser enfin le mythe de la marâtre…
Moonshine
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