LA FOUGUE DE LA JEUNESSEUne lecture-lancement loin d'être soporifiqueClaudia Larochelle Le Journal de Montréal 12-12-2006 | 11h46
«On est sur la scène du Rideau Vert, je ne peux que vous offrir une version censurée», a annoncé tout de go le romancier et directeur des communications du théâtre de la rue Saint-Denis. Une déclaration qui a d'ailleurs fait rigoler la cohorte de comédiens venue donner un coup de pouce à ses potes de lettres. «Les lancements sont généralement soporifiques. Je ne voulais pas que les gens s'ennuient et j'ai pensé que la lecture d'extraits pouvait être faite par des comédiens, et puis ça facilite les choses d'en côtoyer dans mon travail», a expliqué monsieur Gardereau. L'ami Buissonneau En plus de Paul Buissonneau, qui a gentiment accepté de participer avec sa fougue habituelle à cette séance de lecture, Joël Legendre, Marc Beaupré, Renaud Paradis, Guillaume Tellier, Violaine Paradis, Patrice Bélanger et Sandrine Bisson ont collaboré en monologuant ou en dialoguant sur les planches. Axé sur la fougue de la jeunesse et de la création lors d'une soirée très audacieuse et un tantinet décadente que se «paient» trois gars dans la mi-vingtaine, ce troisième roman de Gardereau, publié aux éditions Périclès, a déclenché les rires de la foule d'amis et de proches du jeune auteur. Logique Musique et peinture en direct ont aussi apporté une dimension très logique au texte, croustillant, caustique et efficace, qui jette un éclairage nouveau sur le passage crucial de l'adolescence à l'âge adulte. Et quel passage! Certes, il y a rut, rut physique et mental. Nul doute qu'il y avait hier de quoi dégourdir, faire rêver les nostalgiques. |