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Denis Robitaille - Donner un sens à la vie
© Le Journal de Québec
Denis Robitaille

DENIS ROBITAILLE

Donner un sens à la vie

Par Serge Drouin
15-03-2009 | 04h00
Intéressé par ce qui anime les gens et les pousse à avancer dans la vie, l’auteur Denis Robitaille propose Comme un refrain dans la ville, aux Éditions Fides.

Comme un refrain dans la ville est le troisième roman de Robitaille. En 1999, il avait publié, chez Pierre Tisseyre, un roman jeunesse, La gaillarde, qu’il avait écrit en duo avec son fils.

Puis, en 2005, toujours chez Fides, il avait offert Une nuit, un capitaine, un roman d’aventures.

Avec son troisième roman, l’auteur s’est inspiré de gens qu’il a côtoyés dans leur engagement social et l’univers carcéral. L’auteur a été bénévole pendant une dizaine d’années au Centre de détention de Donnacona. «Mes personnages sont inspirés de gens que j’ai connus» dit Robitaille, frère de l’animateur et comédien André Robitaille.

Le nouveau roman de l’auteur résidant à Sainte-Catherine-de-la-Jacques Cartier met en scène quatre personnages principaux: un homme sorti de prison, une femme chargée de le surveiller, un musicien de la rue (ou du métro) et une mère qui tente de renouer avec sa fille.

«Ce qui m’a inspiré pour ce roman, c’est de savoir ce qui anime les gens et les pousse à avancer dans la vie, précise Denis Robitaille. Ils vivent chacun un tournant dans leur vie. Je propose le regard qu’ils portent sur le monde. Ce sont des gens qui se cherchent dans cette ville.»

Comme un refrain dans la ville amène le lecteur à partager le quotidien de tous ces personnages qui s’accrochent à la vie dans l’espoir de lui donner un sens. Ils ont en commun de vouloir s’en sortir. L’univers de Robitaille est très urbain. Pour ceux qui aiment la musique, le roman contient de nombreuses références musicales de Daniel Bélanger à Léo Ferré, en passant par Félix Leclerc. «Lorsque je faisais du bénévolat à Donnacona, je jouais de la musique», note l’auteur. Pour qui aime Beau Dommage, le monde de Denis Robitaille n’est pas sans rappeler celui du groupe de Michel Rivard et cie.

Par passion


Chargé de projet au monastère des Augustines (il voit au patrimoine du monastère), Denis Robitaille ne vit pas de sa plume financièrement, mais en vit, comme passion. «Ce qui nous fait vivre n’est pas toujours du point de vue financier», explique Robitaille.

L’auteur avoue que lui et son frère n’ont pas de projet commun. Toutefois, la femme d’André, la comédienne Martine Francke, a lu Comme un refrain dans la Ville. «C’est intéressant d’entendre les commentaires venant d’une comédienne. Elle voit les personnages d’un roman comme ceux d’une pièce de théâtre. C’est important d’avoir un point de vue comme ça» termine M. Robitaille.

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