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© Photo Le Journal— Donald Courchesne |
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VÉRONIQUE PAPINEAU
L’objectif est atteint
Par Manon Guilbert
03-06-2008 | 13h40
«Pour moi, ça a toujours été clair: à 30 ans, j’aurais publié un livre. J’ai 28 ans et mon premier recueil de nouvelles vient de paraître,» lance avec enthousiasme Véronique Papineau.
Ce rêve qu’elle a intitulé Petites Histoires avec un chat dedans (sauf une) confond tous ses proches, écrire ne pouvant être un projet d’avenir. Véronique Papineau l’avait pourtant bien en tête. Habitée par une grande conviction, elle a envoyé quelques-unes de ses nouvelles à deux éditeurs susceptibles d’y croire et la réponse ne s’est pas fait attendre trop longtemps. Et ce, à sa plus grande joie!
«Enfant, j’habitais la campagne. On lisait beaucoup. J’ai toujours été intéressée par la littérature. Lorsque je me suis inscrite en lettres au cégep, mes parents se sont questionnés sur les débouchés. Mes arguments ne convainquaient pas.»
RÉPONSE POSITIVE
Véronique Papineau couvait tout ça depuis longtemps comme une fièvre qui annonce la maladie contagieuse. Il y a quelques années, la réponse négative d’une maison d’édition à qui elle avait envoyé un manuscrit lui a pourtant fait l’effet d’une tape encourageante sur l’épaule.
Finaliste à un concours littéraire de Radio-Canada, elle avait appris la nouvelle avec fierté. «Nous étions très nombreux et je savais bien qu’il y avait peu d’élus… Être finaliste a été pour moi un autre encouragement.»
Rédactrice de sous-titres pour les malentendants, étudiante en traduction, Véronique Papineau met ses œufs dans le panier de l’écriture. En s’attaquant à un genre peu facile, la nouvelle, elle se place dans une écriture contraignante.
«Ça me pousse, ça me met dans une discipline d’écriture où il faut un punch au bout de dix pages. Ce n’est pas si simple qu’il y paraît. «Oui, avoue-t-elle, c’est un genre un peu méconnu et peut-être même un peu boudé. Au cégep, on s’y attardait. Je me souviens de Guy de Maupassant, de Lucy Maud Montgomery et ça m’inspirait.»
LIRE ET PUIS ÉCRIRE
Écrire fait partie de ses activités quotidiennes. C’est le prolongement de toutes ces années où lire était la principale activité. «Mes parents ont compris lorsque mon manuscrit a été publié. Jusque-là, cette ambition les dépassait, je crois. Ils sont contents.»
Véronique Papineau se sent attirée par le roman. Les idées ne manquent pas, mais elle est tout à fait consciente que la forme exige plus de souffle. À 28 ans, elle n’a pas l’intention d’en manquer…