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DIANA GABALDON

Écrire plutôt que rêver

Par Manon Guilbert
Le Journal de Montréal
13-10-2006 | 08h40

Diana Gabaldon, scientifique réputée à son université et mère de trois enfants, a choisi un jour d'animer ses nuits en écrivant. Le fruit de ses divagations nocturnes ? Le Chardon et le Tartan, premier tome d'une série traduite en 19 langues dans 22 pays et écoulée à plus de 16 millions d'exemplaires. L'Américaine est à Montréal pour présenter le septième tome de sa série.

En ce jeudi matin pluvieux, Diana Gabaldon prend le pouls de la métropole, elle qui vient de passer quelques jours à New York. L'écrivain fait la promotion de Un tourbillon de neige et de cendres, le tome VII d'une série qui ravit le monde entier depuis Le Chardon et le Tartan, paru en 1997.

Une série née la nuit, explique Diana Gabaldon.

«J'aimais enseigner, dit-elle dans sa verve aussi rythmée que son écriture. Mes jeunes enfants couchés, après les devoirs et après les avoir bordés, je dormais quelques heures et dès minuit j'étais à l'ordinateur jusqu'à quatre heures avant que tous se réveillent.»

Intrigue

Elle avait mis en place une intrigue, des personnages et tout ça prenait la place de ses rêves. Écrire la comblait. Diana Galbaldon possède une solide expérience en histoire, en science comme maître en biologie marine et en environnement.

«J'avais, admet-elle, un background pour aller dans toutes les directions. Je me suis laissée aller à mes fantasmes en écoutant une émission pour enfants, Docteur Who, qui faisait son voyage dans le temps. C'est à ce moment que j'ai créé mon personnage Jamie, un jeune Écossais en kilt arraché à son époque, il y a 200 ans. Je le décris dans sa rencontre avec Claire Beauchamp Randall, une jeune femme mariée et vivant à notre époque.»

Diana Gabaldon a commencé toute cette histoire en écrivant des saynètes. Elle a développé des situations et ces morceaux de puzzle se sont rassemblés pour faire un tout. Diana Gabaldon est une artisane. Son oeuvre est une courtepointe.

Des personnages-guides
«Ce n'est pas la façon dont on apprend à l'école, explique-t-elle. Selon les professeurs, il faut avoir un plan, une introduction, un noeud, une conclusion. Moi, je suis partie avec presque rien, une intrigue et deux personnages. C'est eux qui ont décidé de la suite.»

Le premier des romans n'a été qu'un exercice dont immédiatement, chez un éditeur, on a vu le potentiel. Diana Gabaldon n'y avait jamais songé. Elle a quitté l'université. Ses enfants sont maintenant dans la vingtaine et ses personnages ont pris une grande place dans sa vie. Lord John, dont le premier tome vient de paraître en français, promet lui aussi de s'étirer en série. Écrire n'était pas un coup de tête pour Diana Gabaldon, dont la quarantaine est de plus en plus heureuse.

Un tourbillon de neige et de cendres, Diana Gavaldon, Libre Expression

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