AKE EDWARDSONChambre numéro 10Par Nora Merola 22-01-2008 | 15h11
À travers une intrigue bien construite, l’auteur prend le temps d’approfondir chaque point et d’investiguer chaque piste de l’enquête. Le récit est abordé avec lenteur, l’intrigue est entrecoupée de dialogues parfois pertinents sur la nature des personnages, parfois superflus. Ces conversations entre les personnages ou ces pensées captées au fil du texte n’enlèvent rien à l’intérêt général du récit, mais ralentissent tout de même le suspense et le suivi de l’intrigue. On retrouve bien ici le rythme lent, mais régulier, de l’auteur. L’histoire, qui se déroule dans la ville de Göteborg en Suède, est imprégnée des conditions météorologiques de la région: temps pluvieux, noirceur dans ce coin de pays où la lumière, en hiver, n’est présente que deux heures par jour. On y décrit avec sensibilité les complexités du tempérament scandinave à vivre dans de telles conditions: dépression et mélancolie font partie intégrante du personnage suédois. Récipiendaire du Grand prix du Roman policier en 1997 pour son premier roman, Danse avec l’ange, Ake Edwardson continue à produire des romans policiers dans l’air du temps. Depuis que les lecteurs ont découvert puis aimé le célèbre Haning Mankell, les polars suédois ont la cote. Les amateurs de romans policiers déjà initiés à l’auteur découvriront ici un bon roman – pour l’intrigue bien ficelée et l’intérêt soutenu tout au long des quelque cinq cents pages du livre – qui surpasse en intensité Voile de pierre,le titre du roman précédent d’Edwardson.
Titre : Chambre numéro 10 Éditeur : JC Lattès COMMENTAIRES DES INTERNAUTES
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