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Maya Ombasic - Chroniques du lézard
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MAYA OMBASIC

Chroniques du lézard

Par Claudia Larochelle
Le Journal de Montréal
27-08-2007 | 11h28
Le Cuba tel que décrit par Maya Ombasic, qui signe avec Chroniques du lézard son premier roman, nous rappelle que l’île de Castro n’a rien à voir avec la destination touristique la plus courue par les Québécois.

Par le biais d’une écriture imagée, elle montre que les paradoxes, l’intensité et la révolution dominent le pays et les êtres qui s’y abandonnent en quête d’amour.

Les lézards subissent des mues régulières, et comme ces reptiles qui peuplent l’île chaude, les personnages colorés qui habitent l’univers de Maya Ombasic laissent un peu d’eux-mêmes après quelques rêves déchus, des déceptions, des pertes et des deuils aussi possibles que rédempteurs.

Avec clairvoyance, sensibilité et touchée par les questions d’exil, l’auteure de 29 ans née en Yougoslavie et immigrée au Québec avec ses parents brosse le portrait d’une jeune femme en quête d’absolu qui cherche dans La Havane de son enfance des réponses pour continuer…Une veuve décide, elle, de porter le deuil après avoir lutté, portée par l’espoir que son fils adoré ait survécu aux flots de la mer. Quant au vieillard de cette histoire, il reçoit une étrange visite dans la centrale nucléaire désaffectée qu’il habite.

Eux et d’autres vivent, aiment, craignent dans ce pays que nous ne visitons que d’un œil, plus motivés par la sangria que par ses vraies tripes, sa face cachée.

Recettes à l’espoir
Les lecteurs assistent naïvement à des moments d’éternité, à des coups d’œil dans la vie de gens sans histoire, des êtres touchés, émus, habités par l’espoir qui console, qui donne envie de continuer, bercés par le soleil, lamer et l’envie d’aimer. Parce que c’est aussi ça, Cuba. Ombasic a pris le plus beau des pinceaux pour peindre les contours du pays qu’on redécouvre par cette lecture odorante, parfumée d’air salin, de sueur et de sucre.

Tantôt grave, tantôt légère, l’écriture est furtive, remplie d’images, de splendeurs dans les jeux de mots, les sonorités et le rythme haletant, le même que celui de la mer. On y retrouve la passion de l’écrivaine cubaine Zoé Valdès, cette soif de vivre à tout prix et le goût du bonheur qu’il faut trouver en soi, avec tout le courage et la motivation qu’une telle entreprise demande.

Chroniques du lézard
Maya Ombasic
Éditions Marchand de feuilles
Prix: 15,95$

Auteur : Maya Ombasic
Titre : Chroniques du lézard
Éditeur : Marchand de feuilles
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