JOHN GRISHAML'accuséPar Nora Merola 07-06-2007 | 12h04
Parmi les habitants d’Ada, ces quelques faits deviennent la source de rumeurs accablantes, mais la police ne devrait pas se satisfaire de si peu. C’est pourtant ce qu’elle fait, en s’acharnant sur Ron Williamson et en faisant de lui son unique suspect. Elle ne cherche pas plus loin et n’explore pas d’autres pistes, alors que le vrai coupable, qui avait déjà de graves antécédents judiciaires, ne sera pas inquiété pour ce meurtre pendant plus de douze ans. Contrairement à son habitude, où il élabore dans la fiction, John Grisham construit cette fois-ci son histoire à partir de faits réels et se base sur un fait divers pour pointer du doigt les «bavures» policières des représentants de l’ordre d’une petite ville américaine. L’auteur utilise à bon escient son expérience d’avocat pour remettre sur le tapis la question délicate de la peine de mort et des polémiques qu’elle génère. Ron Williamson va vivre, pendant douze ans, un véritable cauchemar, sans jamais cesser de clamer son innocence. Souffrant de problèmes psychologiques et démuni tant financièrement que socialement, il sera finalement entendu en haut lieu grâce à des professionnels impliqués dans l’enquête, qui découvriront de nombreuses faiblesses au dossier monté contre lui. L'auteur illustre dans cet ouvrage comment la justice est parfois bafouée et comment des innocents n’ont aucun moyen de s’en tirer lorsqu’ils sont pris dans l’engrenage de l’accusation; comment des prisonniers sont enfermés et traités pour des crimes qu’ils n’ont pas commis et combien d’années ils peuvent vivre dans le couloir de la mort, où une loi interne les assujettit à des détenus au fort caractère ou à certains gardiens au professionnalisme douteux. Sans puiser dans le mélodrame ou le sentimental, John Grisham rapporte les faits à la manière d’un journaliste. Il soulève toute l’horreur vécue par un innocent condamné pour un crime qu’il n’a pas commis. Parfois à la limite du supportable, ce livre offre une lecture qui provoque des émotions contradictoires et soulève, encore une fois, de nombreuses questions d’éthique reliées au système judiciaire.
Titre : L'accusé Éditeur : Robert Laffont COMMENTAIRES DES INTERNAUTES
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J'avais hésité à acheter le livre, mais une fois sur ma table de nuit il n'a duré que "deux nuits", je n'ai pas pu m'empêcher de le finir vite. Je voulais connaître la suite et la fin. La peine de mort est un sujet très délicat, je suis pour et contre, mais lorsque l'on constate le manque de serieux et l'acharnement de certains malgré le manque de preuves et l'innocence évidente... je suis contre. 5/506-02-2009- paree- âge : (26-35) Si j'avais voulu faire une autopsie d'un crime, j'aurais opté pour celui-ci! Mais, désolée, j'aurais aimé un peu plus de roman! Question de faire avaler la dureté de la réalité! Il a déjà produit de meilleurs romans que celui-ci! 3/517-06-2008- Rosanne Boisvert- âge : (50+) Il est parfait ce livre. J'ai trop adoré. 4/519-03-2008- diallo nene aissatou- âge : (18-25) Très très bon, même moi qui lis jamais j'ai adoré. 5/510-01-2008- Mathieu- âge : (13-17) Basé d'après un fait vécu, raconté comme un reportage, on ne peut s'empêcher de se questionner sur la pertinence de la peine de mort. Une enquête bâclée, des questions sans réponses, des zones grises décortiquées par un avocat, mais aussi par un excellent conteur. L'Accusé fait partie de la bonne cuvée de 2007 4/506-06-2007- Roger Joubert- âge : (50+) LAISSER VOS COMMENTAIRES
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