ANDREA CAMILLERILa patience de l’araignéePar Camille Isambert 01-05-2007 | 09h11
Ses romans, traduits en plusieurs langues, sont des best-sellers et Camilleri, malgré son âge respectable, est un auteur prolifique: La patience de l’araignée est le douzième titre de la série en dix ans! Lorsque comparée à son roman précédent Le tour de la bouée, qui est un réel chef-d’œuvre, la dernière enquête du commissaire Montalbano est peut-être un peu lente à démarrer; l’auteur nous a habitués à plus de rebondissements inédits et de détours complexes. Même si l’on retrouve, dans cette histoire du mystérieux kidnapping d’une innocente jeune fille, la couleur et la musique de cet auteur doué, on sent parfois la redite; Camilleri serait-il victime de son succès? Plusieurs fautes de traduction laissent aussi croire que l’éditeur désirait publier le roman rapidement. La recommandation que l’on pourrait faire à l’amateur qui n’a pas encore découvert ce trésor de la littérature policière serait de commencer la série par le premier titre, La forme de l’eau. Ainsi, il plongera peu à peu dans cet univers riche et débordant de vie, peuplé de personnages pittoresques, à commencer par le commissaire lui-même, Montalbano, et son équipe : Fazio, Mimi Augello, Gallo et l’ineffable Catarella. Avec un humour irrésistible et un esprit plein d’humanité, Andrea Camilleri aborde des problèmes sociaux extrêmement actuels et universels. Et surtout, il nous fait découvrir une véritable île de beauté, la Sicile. Tout ce dont on a envie quand on referme un de ses romans, c’est de prendre l’avion et de se rendre là-bas pour y déguster un plat de calmars grillés à l’ombre d’un olivier.
Titre : La patience de l’araignée Éditeur : Fleuve noir COMMENTAIRES DES INTERNAUTES
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