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Monde des DVD - Le premier âge des Oscars
© Mercury Productions
Citizen Kane, d'Orson Welles (1941)

MONDE DES DVD

Le premier âge des Oscars

21-02-2009 | 04h00
Les tout premiers Academy Awards (la soirée de remise des Oscars) n’ont duré que dix minutes. À l’époque, 250 personnes étaient réunies pour une soirée privée dans une salle de danse du vénérable Roosevelt Hotel sur Hollywood Boulevard.

C’était il y a 80 ans, le 16 mai 1929. Les noms des gagnants ont été sur toutes les lèvres pendant trois mois. Et ce ne fut pas la surprise du siècle quand le film Wings de William Wellman a remporté le prix du meilleur film, battant The Racket et Sept à la maison. À l’origine, le prix s’appelait «film le plus exceptionnel».

Il existait aussi la catégorie du film le plus unique et artistique. Dans cette catégorie, le chef-d’oeuvre d’amour et de trahison de F.W. Murnau, L’Aurore, avait triomphé de La Foule et de Chang.

Le prix du film le plus unique et artistique a été éliminé - ce qui est dommage - quand la cérémonie est devenue publique en 1930. On a commencé à la diffuser à la radio.

Même si plusieurs films uniques et artistiques ont remporté l’Oscar du meilleur film au cours des décennies suivantes, plusieurs autres n’ont même pas été considérés. L’art et le commerce se sont toujours opposés à Hollywood.

L’introduction d’un prix pour le film le plus artistique, peu importe comment vous voulez appeler ça, aurait aidé à équilibrer les choses.

En 1941, le gagnant du meilleur film aurait pu être Citizen Kane – souvent considéré comme le meilleur film de l’histoire du cinéma américain –, mais c’est Qu’elle était verte ma vallée de John Ford qui a gagné.

OSCARS EN DVD

Grâce au coffret Murnau, Borzage and Fox maintenant en vente, vous avez la chance d’explorer le milieu créatif qui a mené à L’Aurore et à son succès relatif dans la première année des Oscars.

Ce coffret inclut une panoplie de films muets et de vieux films avec bande sonore réalisés par deux géants de l’ère de la transition vers les films sonores, Murnau et Frank Borzage.

Trois des titres – L’Aurore, Sept à la maison et L’Ange de la rue – ont partagé entre eux cinq Oscars (plus trois mentions honorables) lors de la toute première cérémonie.

Murnau est représenté par deux films: L’Aurore (1927) et L’Intruse (1930). Un autre de ses films (qui a été perdu depuis), Les Quatre Diables, a été recréé à l’écrit dans un des deux livres du coffret.

Murnau, mort tragiquement en 1931 dans un accident d’auto, a fait sa marque en Allemagne avec Nosferatu et il a transposé son expressionnisme à Hollywood sous la tutelle de William Fox (dont on a conservé le nom dans 20th Century Fox).

Parmi les protégés de Fox, les réalisateurs de la nouvelle génération – incluant John Ford, Raoul Walsh et Howard Hawks – arrêtaient fréquemment leur production de films pour observer Murnau à l’oeuvre.

Ironiquement, Ford a si bien su incorporer le flair artistique de Murnau qu’il a réalisé le film qui a battu Citizen Kane. Borzage, un autre protégé de Murnau, mérite aussi d’être mentionné. Il est représenté par dix films, dont L’Aurore et L’Ange de la rue, deux des films qui ont procuré à Janet Gaynor son premier Oscar de la meilleure actrice.

Comme les producteurs, les acteurs sont renommés pour l’ampleur de leur travail, et ce travail est récompensé dans Murnau, Borzage and Fox. C’est de l’histoire vivante pour les fans des Oscars.

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