Yan Lauzon
Agence QMI

Quand les réalisateurs québécois attirent les stars...

Quand les réalisateurs québécois attirent les stars...

Jake Gyllenhaal et Denis Villeneuve AFP

Yan Lauzon

Le talent des cinéastes d'ici ne fait aucun doute. Il est même de plus en plus reconnu. Les vedettes internationales le savent et n'hésitent pas à leur faire confiance sur un plateau.

Voici 10 réalisateurs québécois qui ont convaincu des visages très familiers du grand écran d'accepter leurs ordres devant les caméras.

Guy Édoin et Monica Bellucci

Guy Édoin n'avait qu'un long métrage à son actif - son drame «Marécages» avec Pascale Bussières et Luc Picard présenté à Venise et Toronto -, quand il a eu le privilège de diriger la beauté italienne Monica Belluci grâce au tournage de «Ville-Marie». Le scénario de son nouveau drame pouvant compter une fois de plus sur le talent de Pascale Bussières a intéressé la star à un point tel qu'elle est venue à Montréal pour jouer, touchée par son personnage de mère qui tente de recoller les pots cassés avec son fils.

Xavier Dolan et Marion Cotillard

Rapidement, le Québec a découvert Xavier Dolan le réalisateur, celui qui a lancé les films «J'ai tué ma mère» et «Mommy». La France a aussi tôt fait de remarquer le cinéaste dont le style est devenu très prisé, surtout à Cannes. Pour «Juste la fin du monde», son premier long métrage à la distribution loin de sa province natale - mais son sixième en carrière -, Xavier Dolan a créé une famille de stars françaises composée de Marion Cotillard, Vincent Cassel et Nathalie Baye. Avec «The Death and Life of John F. Donovan», son baptême en anglais, il s'est ensuite assuré les services de Kit Harington, Natalie Portman et Susan Sarandon.

Ken Scott et Vince Vaughn

Portée avec efficacité par Patrick Huard, la comédie «Starbuck» (2011) a connu un succès d'estime et commercial mérité. L'histoire d'un homme qui a joué un rôle dans la naissance de 533 personnes a rapidement piqué la curiosité de producteurs américains qui ont tenu à créer une nouvelle version. Le projet a pris la forme de «Donneur anonyme» (2013), une comédie qui a pour vedette Vince Vaughn. L'Américain a sans aucun doute beaucoup apprécié son expérience de tournage, car il a renoué avec Ken Scott pour «Affaires non classées», sa comédie suivante.

Jean-Marc Vallée et Emily Blunt

Le film «C.R.A.Z.Y.» (2005) a ouvert les portes du septième art international à son créateur, Jean-Marc Vallée. Bien qu'il avait déjà tourné plusieurs oeuvres cinématographiques depuis ses débuts survenus 15 ans plus tôt, c'est cette oeuvre qui lui a permis de se bâtir un passeport pour le monde. Ainsi, quand il a animé le scénario de «Victoria: les jeunes années d'une reine» (2009), il a collaboré avec une jeune Anglaise du nom d'Emily Blunt. Quatre ans plus tard, il a encore mieux fait avec «Dallas Buyers Club» (2013), dirigeant de main de maître Matthew McConaughey et Jared Leto transformés.

Denis Villeneuve et Jake Gyllenhaal

Les acteurs connus font désormais la file afin d'unir leurs efforts à ceux de Denis Villeneuve au cinéma. Du lot, c'est Jake Gyllenhaal qui a d'abord cru aux capacités et à la vision du Québécois. Et deux fois plutôt qu'une. Prêt à partir à la conquête des États-Unis, le réalisateur a pu compter sur l'implication sentie de l'Américain pour ses deux premiers projets en anglais, les suspenses «Ennemi» et «Prisonniers». Comme si ce n'était pas suffisant, la star Hugh Jackman a bien voulu défendre un rôle principal du deuxième long métrage.

François Girard et Keira Knightley

Avec comme carte de visite internationale son primé drame «Le violon rouge» sorti en 1998, pas surprenant que François Girard ait pu compter sur le talent d'une actrice aussi connue que Keira Knightley quand est venu le temps de mettre en images le scénario de son oeuvre suivante, le drame romantique «Soie». Son film d'époque à la direction artistique soignée voit la Britannique, vivant pour l'occasion en France, laisser partir son mari qu'elle aime follement au Japon par affaires. Avec des conséquences inattendues.

Alain Desrochers et Antonio Banderas

En 2015, malgré une carrière comptant 25 ans, Alain Desrochers ne pouvait se vanter d'avoir tourné qu'un long métrage en anglais: «Wushu Warrior» sorti en 2011. Quelques mois à peine seulement après la sortie du grand succès commercial «Bon Cop Bad Cop 2», l'amateur d'action a toutefois pu présenter aux cinéphiles américains le fruit de son travail avec l'Espagnol Antonio Banderas, cible d'un dangereux gang dans «Security» (2017).

Erik Canuel et Christopher Plummer

Délaissant les productions musclées et les oeuvres coup de poing le temps d'adapter pour le grand écran l'oeuvre «Barrymore» (2012) destinée au monde du théâtre, Erik Canuel a réussi à confier le rôle-titre de son drame à l'un des Canadiens les plus en vue du septième art: Christopher Plummer, lauréat d'un Oscar. Bien que le réalisateur du très populaire «Bon Cop, Bad Cop» s'était déjà assis à plusieurs reprises derrière les caméras de séries tournées en anglais, il s'agissait là de sa première offrande cinématographique dans la langue de Shakespeare.

Jason Reitman et George Clooney

Avec tout le succès qu'il connaît aux États-Unis, il est facile d'oublier que Jason Reitman est né à Montréal. Celui qui a brillamment amorcé son travail au grand écran en donnant vie aux scénarios de «Merci de fumer» et «Juno» a pu inscrire le nom de George Clooney en tête d'affiche de son drame romantique «Haut dans les airs» (2009). Pour leur fructueuse collaboration, les deux hommes ont été couverts d'éloges. Le film, lui, a obtenu six nominations pour la soirée des Oscars et autant en vue du gala des Golden Globes, Jason Reitman acceptant, lors de ce dernier, le prix du meilleur scénario.

Kim Nguyen et Tatiana Maslany

Ayant retenu l'attention de la scène internationale en proposant le drame de guerre «Rebelle» (2012) primé à Berlin et finaliste aux Oscars, Kim Nguyen a pu retenir les services de Tatiana Maslany sur le plateau de son drame d'aventure «Un ours et deux amants» (2016). Croyant au projet du Québécois, la Canadienne, une habituée du gala des Emmy Awards et vedette de la série «Sans origine: Orphan Black» pour laquelle elle est un véritable caméléon, a même accepté de passer plusieurs jours dans le froid d'Iqaluit, au Nunavut, comme son partenaire de jeu Dane DeHaan.



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