Isabelle Hontebeyrie
Agence QMI

«Monde Jurassique: le royaume déchu»: un scénario simpliste, une franchise qui s'essouffle

«Monde Jurassique: le royaume déchu»: un scénario simpliste, une franchise qui s'essouffle

Photo courtoisie

Isabelle Hontebeyrie

Malgré les effets spéciaux et une nouvelle espèce de dinosaure, «Le royaume déchu» tourne rapidement en rond.

Pour ce cinquième long métrage de la franchise «Jurassique» (le premier, réalisé par Steven Spielberg, a fêté ses 25 ans le 11 juin dernier), les producteurs ont fait appel au cinéaste espagnol J. A. Bayona, l'homme connu pour son film d'horreur «L'orphelinat».

Son style est partout et, afin de mieux se réclamer du premier «Parc jurassique», quelques moments sont expressément destinés à faire sursauter (à défaut d'angoisser) les spectateurs. On note également des plans appuyés faisant directement référence à Steven Spielberg (les dinosaures courant dans les prés, par exemple) ainsi que d'autres, plus travaillés (ceux en intérieur), destinés à rafraîchir un univers visuel trop répété.

Comme il se doit en cette période de superproductions estivales gonflées aux effets spéciaux, le scénario est simpliste. Trois ans après les événements présentés dans «Monde jurassique», l'Isla Nublar est redevenue sauvage. Le parc d'attractions n'existe plus et les dinosaures sont livrés à eux-mêmes. Personne ne se soucie de leur sort jusqu'à ce qu'un volcan en éruption menace de les faire disparaître.

Désormais à la tête d'un organisme de protection des dinosaures, Claire Dearing (Bryce Dallas Howard) veut les sauver et recevoir un budget illimité par Eli Mills (Rafe Spall), secrétaire de Benjamin Lockwood (James Cromwell). La jeune femme (sans ses talons hauts cette fois-ci!) va donc chercher Owen Grady (Chris Pratt) pour lui filer un coup de main et retourner sur l'Isla Nublar.

En pleine expédition de sauvetage des dinosaures, notre équipe - qui inclut également Franklin Webb (Justice Smith), un informaticien, et Zia Rodriguez (Daniella Pineda), une scientifique - s'aperçoit que les desseins de Mills sont bien moins nobles qu'il y paraît.

Entre quelques thématiques dans l'air du temps - la préservation d'espèces menacées, le traitement inhumain réservé aux animaux, les dangers des manipulations génétiques, les profits générés par le braconnage d'animaux, le clonage, etc. -, J. A. Bayona livre des scènes de poursuites destinées à générer le suspense... ce qui cesse rapidement de fonctionner tant il y en a.

La nouvelle espèce de dinosaure tueur, l'Indoraptor, n'a quant à elle que quelques minutes de gloire dans les laboratoires souterrains du château de Lockwood. Puis, histoire de capitaliser sur la nostalgie, Jeff Goldblum et B.D. Wong reprennent brièvement leurs personnages de «Parc Jurassique». La jeune Maisie (Isabella Sermon), petite-fille du milliardaire, ajoute une sous-intrigue peu convaincante, tandis que le dilemme moral de la fin du film laisse augurer un troisième et dernier épisode de ce «Monde jurassique» encore plus rempli d'effets spéciaux.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos