Isabelle Hontebeyrie
Agence QMI

Les mauvaises herbes: tout sauf prévisible

Isabelle Hontebeyrie

Avec Les mauvaises herbes, le réalisateur Louis Bélanger - qui a écrit le scénario avec Alexis Martin, propose un film qui tourne le dos aux lieux communs.

Le long métrage mettant en vedette Alexis Martin, Gilles Renaud, Emmanuelle Lussier-Martinez et Luc Picard s'impose, à la fois, comme une comédie bien sentie et un drame émouvant. Partons à la rencontre des artisans...

Ce projet, qui a pris cinq ans à voir le jour, est né de la lecture du roman La Forêt des renards pendus d'Arto Paasilinna. «L'intrigue se passe en Finlande pendant l'hiver. Même si le roman est drôle, il n'y a pas d'action, c'est très lent. Mais ce qui m'a charmé, c'est le cadre, a expliqué Louis Bélanger. Là, je me suis dit que nous avions le même type d'environnement. L'hiver, la forêt, les régions, l'isolement. Ça m'a parlé.»

À cela s'est ajoutée l'intrigue, écrite conjointement par Louis Bélanger et Alexis Martin, celle de Jacques (incarné par Alexis Martin), acteur de théâtre, accro aux loteries vidéo et dans lesquelles il dépense son salaire. Voulant échapper à Patenaude (Luc Picard), un shylock à qui il doit une importante somme d'argent, Jacques prend la fuite et se retrouve, en plein hiver et en pleine campagne. Simon (Gilles Renaud) l'accueille chez lui et lui propose un marché. Jacques aidera le vieil homme malade à entretenir ses plans de marijuana en échange de quoi, sa présence sera tenue secrète. Or, bien vite, Francesca (Emmanuelle Lussier-Martinez), une employée d'Hydro-Nord découvre la plantation illégale de Simon et se retrouve, elle aussi, à devoir mettre la main à la pâte.

Le sujet de l'économie parallèle - ici, la culture du pot par des fermiers en région - a été le point de départ de la démarche d'écriture presque symbiotique des deux compères (qui ont écrit Route 132 ensemble). «Ce qui s'est greffé, de manière anecdotique, a été l'observation des activités économiques parallèles en région. Toutes les semaines, il y a au moins deux entrefilets sur des saisies de pot. Personne n'en parle au cinéma, donc nous nous sommes dit que ce serait drôle», ont indiqué Louis Bélanger et Alexis Martin.

Par ailleurs, les deux hommes souhaitaient élargir le champ de leur travail à quatre mains, «de manière moins dramatique que nos collaborations précédentes. Les gens nous disent souvent que nous sommes des gars rigolos, et nous voulions faire une comédie de mœurs. C'est le prétexte pour présenter trois personnages qui ne se rencontreraient pas normalement», ont-ils souligné de concert.


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