Marie-Christine Noël / Agence QMI
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Immortaliser la vie de Miro: un film sur leur meilleur ami

Marie-Christine Noël / Agence QMI

Atteint d'un cancer du cerveau, Miro Angers avait ému la planète en 2012 avec ses milliers de sourires. Un documentaire rendant hommage au jeune Saguenéen a été réalisé par ses deux meilleurs amis qui lui ont fait la promesse de terminer le film. Mais pour y parvenir, ils ont besoin de financement.

Pour inciter les gens à donner, la Fondation Miro a présenté les premières images du documentaire, lundi soir, au Cinéma Beaubien à Montréal.

Miro avait 12 ans, en août 2012, lorsqu'il est décédé d'un gliome infiltrant du tronc cérébral, une maladie incurable. Les derniers mois de sa vie ont été parsemés de moments de bonheur, de belles rencontres et de périodes difficiles.

Sachant qu'il allait mourir, Bastien et Nicolas, âgés de 10 et 12 ans à l'époque, ont tenu à réaliser un film sur leur meilleur ami. «Mon meilleur souvenir, c'est son sourire. Je pense que je n'aurai jamais d'autres amis comme lui», a lancé Bastien.

Deux ans plus tard, le documentaire est presque terminé. L'œuvre relate les différentes étapes de la maladie. Les traitements de radiothérapie que Miro a dû subir, le retour à la maison difficile, la paralysie partielle de l'un de ses bras. On y raconte, aussi, les jours heureux passés en famille et entre amis.

«L'important ce n'était pas ce qu'on faisait, l'important c'était qu'on soit ensemble pour le faire. La dernière image que j'ai de Miro, c'est lui qui est allongé dans sont lit et qui me taquine», s'est rappelé Nicolas.

Les thèmes du documentaire ont été choisis par les deux frères qui ont eu un droit de regard sur tout le montage. La narration est signée par Jean-Marie Lapointe qui a soutenu la famille de Miro jusqu'à la fin: «Nous avons été touchés par Miro, par son histoire, mais aussi par le regard naïf, tendre et complice de ses deux garçons de 10 et 12 ans qui voulaient rendre hommage à leur meilleur ami».

La fondation a besoin de 45 000 $ pour compéter la production du documentaire, comme l'a expliqué la porte-parole de la Fondation Miro et la mère de Bastien et Nicolas, Sarah Richer: «On parle de milliers de dollars idéalement pour répondre aux attentes des enfants qui veulent faire un film magique».

La Fondation Miro aimerait pouvoir présenter ce documentaire dans les écoles et s'en servir comme outil pédagogique. «Notre rêve est que la fondation soit reconnue mondialement et d'être capable, un jour, de trouver un remède à cette maladie grâce à un registre mondial», ont souligné les deux frères.

Les parents de Miro, qui habitent maintenant en Colombie-Britannique, ont tenu à être présents par le biais de Skype pour la première du film.

À la fin de la présentation, Bastien a tenu à souligner la présence de son ami Miro: «Je sais qu'il nous regarde et qu'il est fier de nous».



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