Vanessa Guimond
Journal de Montréal

Les défis de l'équipe de production

 Harry Potter - Les défis de l'équipe de production

Vanessa Guimond

Dernière mise à jour: 15-07-2011 | 16h10

David Yates, le réalisateur à qui l’on doit les quatre derniers films de la série Harry Potter, s’apprêtait à prendre des vacances de plusieurs mois lorsqu’il a rencontré les représentants des médias au chic Waldorf Astoria Hotel de New York, le week-end dernier, à l’occasion de la première nord-américaine du film.

Nul besoin d’avoir lu les sept tomes des aventures d’Harry Potter ou d’avoir vu tous les films de la série cinématographique pour comprendre pourquoi le réalisateur de Harry Potter et les reliques de la mort est épuisé.

Un seul regard à la bande-annonce du dernier acte de cette épopée peut nous donner une idée de tout le travail qui se cache derrière ce film, reflet d’un univers complexe qui n’avait pour limites que l’imagination de son auteure J.K Rowling.

À CONSULTER:

«Lorsque nous sommes arrivés à la fin de l’aventure, je dois avouer que j’étais heureux que ce soit terminé, a déclaré David Yates. C’est difficile de travailler sur ces films, parce qu’ils sont complexes. Honnêtement, je suis très soulagé.»

Avant lui, d’autres réalisateurs — Chris Colombus, Alfonso Cuaró et Mike Newell — ont également prêté leur talent à la franchise. Cependant, Yates et Colombus, qui a réalisé les deux premiers volets de la série, sont les deux seuls qui auront travaillé sur plus qu’un film.

«Je pense que ce qui explique ma longévité, c’est le fait que l’univers d’Harry Potter me plaît beaucoup. Les acteurs et toute l’équipe qui travaillait avec moi m’ont donné beaucoup d’énergie, a-t-il expliqué. Je dois admettre que je ne voulais pas être le réalisateur qui avait travaillé sur les deux films “du milieu”. Il y avait quelque chose, dans ça, qui me rendait mal à l’aise.»

EFFETS SPÉCIAUX COMPLEXES

C’est la scène lors de laquelle Harry, Ron et Hermione décident de visiter la chambre forte de la famille Lestrange, chez Gringotts (la banque des sorciers), qui a causé le plus de maux de tête à l’équipe.`

«C’est surprenant, parce que la scène ne paraît pas si compliquée. Les trois personnages entrent dans une petite pièce contenant un trésor qui se multiplie lorsqu’on le touche. C’était très complexe à tourner.»

Pour arriver à créer cet effet de multiplication, l’équipe de production a dû mettre au point un plancher hydraulique qui permettait de soulever le trésor. Elle aura également dû trouver le moyen de placer toutes les caméras sur ce plateau fermé. «Cette scène a demandé des mois et des mois de travail pour deux minutes et demie à l’écran», a raconté David Yates.

L’IMPORTANCE DU 3D

Contrairement à sa première partie, qui n’a pas été présentée en 3D à sa sortie en salles, faute de temps, le deuxième volet des Reliques de la mort pourra être visionné «avec relief».

«Je ne suis pas un grand fan de 3D. J’étais très nerveux de devoir l’intégrer à la création du film, a-t-il admis. Par contre, je savais qu’il y avait une manière très élégante de faire du 3D qui pouvait aussi nous aider à faire du film une expérience plus complète.»

«J’ai utilisé le 3D comme de la musique, a-t-il précisé. Dans les scènes plus intimes, il est subtil, et dans les scènes plus dynamiques, il est plus profond, a-t-il expliqué. Chose certaine, l’effet devait être bénéfique à l’histoire, puisque nous avons investi beaucoup de temps et d’argent dans ce dernier.»

Après ses vacances, le réalisateur garantit qu’il ne se lancera pas dans une autre aventure de cette envergure. « Je vais y aller pour quelque chose de plus petit, a-t-il affirmé, un sourire en coin. Je serais fou de me relancer tout de suite dans un autre blockbuster.»



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