ZOMBIE MALGRÉ LUINicholas Hoult à la conquête de HollywoodSteve Tilley 02-02-2013 | 10h00
Nécessairement passés par le chemin sinueux – et tortueux – de l’adolescence, nous savons tous ce que l’on ressent quand on a le béguin pour quelqu’un et qu’on devient alors cette personne étrange et gauche dès qu’on le croise. Dans Zombie malgré lui (v.f. de Warm Bodies), le personnage défendu par Nicholas Hoult a de bonnes raisons d’être raide, muet et bizarre. Il s’agit d’un zombie. «Il ne se souvient pas de sa vie précédente, et puis il rencontre cette fille qui suscite en lui le désir de devenir meilleur et de changer», a raconté en entrevue l’acteur britannique de 23 ans, qui s’est métamorphosé depuis Comme un garçon (About a Boy), en 2002, pour devenir un grand gaillard en voie de conquérir Hollywood. Zombie malgré lui met aussi en vedette Teresa Palmer (Numéro quatre), Rob Corddry (Cedar Rapids) et John Malkovich (Liaisons dangereuses). Hoult y campe le zombie prénommé R, qui commence de nouveau à penser et à se sentir comme un humain. Aussi sur Canoe.ca:
Mieux encore, il tombe amoureux d’une jeune fille humaine prénommée Julie (Palmer). Un accident de parcours légèrement maladroit : il tue le petit ami de sa nouvelle flamme et mange la cervelle du gars. «Son principal problème est qu’il veut dire à Julie que tout va bien aller et qu’il va prendre soin d’elle, mais il ne peut pas faire ça», a dit Hoult. Zombie malgré lui est le premier d’une série de films qui sont susceptibles de faire briller le nom de Hoult dans le ciel étoilé d’Hollywood. On le verra sous peu dans Jack le chasseur de géants et dans Mad Max : Fury Road aux côtés de Tom Hardy. Et ce printemps, il sera à Montréal pour le tournage de X-Men : Days of Future Past, le film tant attendu par les admirateurs des aventures de X-Men, le nouveau long métrage devant faire le pont entre X-Men : première classe, dans lequel il jouait en 2011, et le volet précédent de la franchise, X-Men : l’engagement ultime (2006). Dans la peau du X-Men Hank McCoy, alias l’agile mutant Beast, Hoult va de nouveau partager l’écran avec l’étoile montante Jennifer Lawrence, qui incarne pour sa part la «métamorphe» Mystique. Le couple, qui s’est séparé récemment, s’est rencontré sur le plateau du premier film, un antépisode. Leur relation a duré deux ans. En raison de toute l’attention entourant Jennifer Lawrence – une nomination comme meilleure actrice aux Oscars pour son rôle dans Le bon côté des choses (Silver Linings Playbook), son triomphe aux Golden Globes pour ce personnage et sa participation à la franchise Hunger Games – les projecteurs se sont braqués sur Hoult indirectement. Il est aujourd’hui un sujet d’attention pour les tabloïds et la presse à potins l’a adopté.
«Je garde en quelque sorte tout ça loin de moi. L’expression que j’utilise est "tempête dans un verre d’eau”», a dit Hoult au sujet de sa soudaine popularité et de l’engouement de la presse spécialisée à son endroit. «Cela n’a pas vraiment d’importance pour moi, a-t-il poursuivi. Les journaux d’aujourd’hui serviront à allumer le foyer.» Mais ne vous attendez pas pour autant à lui arracher des détails concernant sa vie privée. «J’évite d’en parler», a-t-il dit. Il a toutefois bien voulu révéler quelle cervelle il accepterait de manger, comme son personnage, s’il venait à se transformer en zombie (dans Zombie malgré lui, les zombies découvrent les souvenirs et les émotions des gens dont ils mangent la cervelle…). «Je vais dire Henry VIII, Tina Turner, Warren Beatty», a indiqué Hoult. Ce n’est manifestement pas la première fois qu’on lui posait cette question et sa réponse varie d’un jour à l’autre. Alors qui se serait aujourd’hui? Pourquoi pas le président de la Russie? «Vladimir Poutine, a répondu Hoult. Je me sens fort, alors peut-être que je pourrais me mesurer à un ours ou quelque chose et voir ce que c’est.»
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